LETTRE DE ABDELHAMID MEHRI AU PRESIDENT BOUTEFLIKA

Au frère Abdelaziz Bouteflika
Président de la République

Abdelhamid Mehri
Ancien secrétaire général du FLN, 17 février 2011 dans histoire mr-mehri1

Je m’adresse à vous par cette lettre dans un contexte particulièrement délicat et dangereux en étant conscient que seuls les liens de fraternité et les principes qui nous ont rassemblés durant la période de la lutte pour la liberté de notre pays et son indépendance me donnent cet honneur ; c’est aussi ma conviction que ces liens demeurent le dénominateur sur lequel peuvent se rencontrer les bonnes volontés au service de notre pays et du bonheur de notre peuple.
J’ai privilégié cette voie ouverte pour m’adresser à vous car vous occupez une position principale et prioritaire. Néanmoins, vous n’êtes par le seul concerné par le contenu de la lettre, ni la seule partie appelée à traiter des questions qu’elle soulève. J’ai tenu dans cette lettre à faire preuve de la franchise qui prévalait dans les délibérations des instances dirigeantes de la Révolution algérienne et qui était, même si elle dépassait parfois les limites du raisonnable, certainement préférable au silence complice ou à l’assentiment dénué de conviction.

Monsieur le président

Vous êtes aujourd’hui au sommet d’un régime politique dont la mise en place n’est pas de votre seule responsabilité. C’est un régime à l’édification duquel a participé quiconque a assumé une part de responsabilité publique depuis l’indépendance, que ce soit par son opinion, son travail ou son silence. Mais aujourd’hui, de part votre position, vous assumez, et avec vous tous ceux qui participent à la prise de décision, une grande responsabilité dans la prolongation de la vie de ce régime qui, depuis des années, est bien plus marqué par ses aspects négatifs que positifs. Il en devenu, en outre, inapte à résoudre les épineux problèmes de notre pays qui sont multiples et complexes, et encore moins à le préparer efficacement aux défis de l’avenir qui sont encore plus ardus et plus graves.
Le système de gouvernement installé à l’indépendance s’est fondé, à mon avis, sur une analyse erronée des exigences de la phase de la construction de l’Etat national. Certains dirigeants de la révolution avaient opté, dans le contexte de la crise que le pays a connue en 1962, pour une conception politique d’exclusion pour faire face à la phase de la construction plutôt qu’une stratégie de rassemblement énoncée par la déclaration du 1er novembre 1954. Pourtant cette stratégie avait prévalu, en dépit des divergences et des difficultés, dans la conduite des affaires de la révolution jusqu’à l’indépendance.
L’exclusion est devenue, à la suite de ce choix, le trait dominant de la gestion politique et de la manière de traiter les divergences d’opinion. Les cercles et groupes politiques qui étaient choisis au début du mois étaient susceptibles d’exclusion et de marginalisation à la fin du même mois. Ces pratiques, qui ont contaminé même certains partis d’opposition, ont eu pour effet de pousser des milliers de militants à renoncer à l’action politique, de réduire la base sociale du régime et de réduire le cercle de décision à son sommet.
Outre le fait qu’il est fondé sur l’exclusion, le régime a hérité de méthodes et de pratiques secrétées par les conditions difficiles de la lutte de la libération et les a adoptées dans la conduite des affaires publiques après l’indépendance.
Il s’est nourri également d’emprunts et d’adaptations qui n’ont pas été façonnées par le libre débat, ni affinées, durant leurs évolutions, par une évaluation objective qui a été le grand absent dans l’expérience du pouvoir en Algérie.
Plutôt qu’une évaluation critique objective du régime politique, on a préféré les campagnes de glorification et de dénonciation taillées sur mesure pour des personnes et par l’attribution de couleurs à des décennies, de sorte à masquer la nature du régime, ses pratiques et sa vraie couleur qui ne change pas malgré le changement d’hommes.
Les voix qui revendiquent le changement de ce régime et qui sont soucieuses qu’il advienne dans un climat de paix et de libre débat, sont nombreuses. Les signes qui alertent sur le caractère impératif d’un tel changement sont visibles depuis des années. Ils se sont encore accumulés ces derniers mois d’une manière telle qu’il est impossible de les ignorer ou de reporter la réponse.
Les évènements qui surviennent continuellement chez nous et qui adviennent autour de nous depuis des mois évoquent ceux que le pays a vécus en octobre 1988 et des faits graves qui en ont découlé, de crise et de drames dont le peuple continue encore à avaler certaines des plus amères potions.
Les choses sont aggravées chez nous par le fait que le discours officiel, à des niveaux responsables, fait une lecture erronée – sciemment ou non – des réalités. Il en minimise l’importance et en nie les grandes significations politiques au prétexte que les manifestants, chez nous, n’ont formulé aucune evendication politique. L‘aspect le plus incongru de cette lecture et de cette analyse est qu’ils renvoient à l’image d’un médecin qui attendrait de ses malades la prescription d’un remède !
Cette lecture erronée de la part de plusieurs parties – avec des intentions sournoises de la part de certaines autres parties – ont empêché, fort regrettablement, que les véritables enseignements soient tirés des évènements d’octobre 1988. Elles ont permis aux adversaires du changement, à cette époque, d’œuvrer méthodiquement au blocage des voies menant à la solution juste qui consiste à assurer le passage vers un système politique réellement démocratique. Cela a fait perdre au pays, à mon avis, une opportunité précieuse de renouveler et de consolider sa marche vers le progrès et le développement.
Cette interprétation erronée s’étend également aux évènements qui se déroulent dans des pays proches, comme la Tunisie et l’Egypte. Cette lecture insiste sur les différences afin de rejeter les enseignements qui en découlent. Pourtant, ce qui est commun entre l’Algérie et ces pays ne se limite pas à la vague tragique de recours aux suicides par le feu, il est encore plus profond et plus grave. Ce qui est commun est la nature même des régimes !
Les systèmes de pouvoir en Egypte, en Tunisie et en Algérie, se prévalent tous d’une façade démocratique clinquante et empêchent, en pratique et par de multiples moyens, de très larges catégories de citoyens de participer effectivement à la gestion des affaires du pays. Cette marginalisation et cette exclusion nourrissent en permanence les ressentiments et la colère. Elles alimentent la conviction que tout ce qui est lié au régime ou émane de lui leur est étranger ou hostile. Quand s’ajoute à ce terreau de la colère le poids des difficultés économiques, qu’elles soient durables ou conjoncturelles, les conditions de l’explosion sont réunies.
A ces facteurs communs s’ajoute le fait que la majorité des algériens considère que le régime politique chez nous n’est pas fidèle aux principes de la révolution algérienne et à ses orientations et ne répond pas à la soif d’intégrité, de liberté, de démocratie et de justice sociale pour laquelle le peuple algérien a sacrifié des centaines de milliers de ses enfants.
De ce qui précède, il apparait que la question centrale qui exige un effort national global et organisé est celle de la mise en place d’un régime réellement démocratique, capable de résoudre les problèmes du pays et de le préparer à relever les défis de l’avenir. Un régime démocratique qui libère les larges catégories sociales du cercle de l’exclusion et de la marginalisation pour les faire entrer dans une citoyenneté responsable et active. Il en découle également que le changement ne viendra pas d’une décision du sommet isolée du mouvement de la société et de ses interactions. Il est, au contraire, nécessaire de faire murir le processus de changement et de le consolider par les initiatives multiplies provenant, en toute liberté, des différentes catégories de la société.
Le peuple algérien qui a pris en charge, de manière consciente et loyale, la révolution quand elle a été jetée dans ses bras, et en a assumé la responsabilité avec abnégation et patience, est apte, du fait de sa profonde expérience, à prendre en charge l’exigence du changement démocratique pacifique du régime et à l’accompagner vers les rivages de la stabilité et de la sécurité.

Ce changement souhaité nécessite, selon moi, de commencer simultanément par les actions suivantes :

Un – Accélérer la suppression et la levée des obstacles et des entraves qui inhibent la liberté d’expression ou la restreignent. Réunir les conditions nécessaires permettant aux organisations et aux initiatives sociales des jeunes de la nation, ses étudiants, ses cadres et ses élites des différents secteurs et disciplines, d’exercer leur droit naturel et constitutionnel à exprimer par tous les voies et moyens légaux, leurs critiques, leurs aspirations, leurs opinions et leurs propositions.

Deux – Appeler à la multiplication des initiatives populaires émanant de la société et soutenant la demande de changement pacifique autour des axes et des modalités suivants :

1 – Des séminaires de dialogue rassemblant à différents niveaux et dans la diversité des courants intellectuels et politiques, des citoyens engagés qui rejettent la violence et l’exclusion politique et qui œuvrent à identifier les similarités et les préoccupations communes permettant la jonction des volontés et des efforts pour la réussite du changement pacifique souhaité.

2 – Des groupes d’évaluation regroupant à des niveaux différents les représentants de divers courants intellectuels et politiques, des spécialistes intéressés par un secteur spécifique de l’activité nationale. Ils auront la charge de procéder à une évaluation objective de ce qui a été accompli depuis l’indépendance, d’en identifier les forces et les faiblesses et de tracer des perspectives pour son développement.

3 – Des amicales de solidarité contre la corruption qui auront pour mission d’édifier un barrage contre la généralisation de la corruption en sensibilisant les larges catégories sociales susceptibles d’être les victimes des corrompus. Il s’agit de les amener à une position ferme contre la corruption en adoptant le slogan « nous ne payerons rien en dehors de ce que prévoit la loi ». Cette mobilisation sociale interviendra en appui à des mesures administratives et légales contre la corruption.
Les centaines d’initiatives qui peuvent éclore de cet appel et se multiplier, sans être dictées par le haut, seront comme des bougies qui éclairent la voie du véritable changement pacifique et traduisent les orientations du peuple et ses aspirations.

Trois – Etablir des ponts pour le dialogue et la concertation les plus larges avec les forces politiques pour préparer un Congrès national général qui aura pour mission :

1 – D’établir l’évaluation critique et globale du système de gouvernance et de ses pratiques durant ses différentes étapes depuis l’indépendance et de déterminer les tâches, les moyens et les étapes pour jeter les bases d’un système démocratique et de l’Etat de droit.
2 – Prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays, définitivement, de la spirale de violence qu’il connait depuis vingt ans. La crise, dont les effets continuent à marquer la scène politique, est la somme d’erreurs commises aussi bien par des mouvements islamiques que par les autorités de l’Etat dans leur traitement. Il est impossible de résoudre la crise en traitant la moitié de celle-ci et en occultant l’autre moitié.
3 – Etablir une plateforme nationale sur les perspectives du développement national global et sur la préparation du pays à faire face aux évolutions imposées par les changements mondiaux.
4 – Etablir une plateforme nationale sur les fondements de la politique étrangère nationale et ses lignes générales et en premier lieu identifier les mesures permettant la réalisation de l’union entre les pays du Maghreb.

Frère président
L’Algérie doit célébrer bientôt le cinquantième anniversaire de son indépendance. Le temps qui nous sépare de cette grandiose occasion est suffisant, selon moi, pour parvenir à un accord entre algériens pour le changement pacifique souhaité. Le meilleur des présents à faire à nos glorieux martyrs est que l’on célèbre l’anniversaire de l’indépendance avec un peuple algérien fier de son passé et rassuré sur son avenir.
Avec ma considération et mes salutations fraternelles

Abdelhamid Mehri


Archives pour la catégorie histoire

Chaque instant de la vie est un pas vers la mort.

FRONT DES FORCES SOCIALISTES 

Fédération d’Alger 

SECTION OUED KORICHE 

 

 

AIT MEZIANI MohamedC’est une bien triste nouvelle que nous annonçons le décès du militant et grand frère            

Monsieur AIT MEZIANI Mohamed dit : Ami Djaffer (ex Président de l’APC OUED KORICHE). 

 

Ayant anticipé le nom du défunt par le mot : Monsieur pour exprimer la noblesse de Ami Djaffer, sa sagesse, son engagement militant, son courage, et sa gentillesse, qui sont de modestes qualificatifs pour décrire un Homme exemplaire comme Ami Djaffer, dont nous garderons son souvenir dans nos cœurs, il sera toujours avec nous. 

 

Pour à sa famille qui est la notre et ses fils Samir et Aziz, je présente mes condoléances les plus attristées au nom des militants de la section FFS de OUED KORICHE. 

 

Nous n’oublierons jamais Ami Djaffer, repose en paix. 

  

OUMAHAMED Farid 

1er Secrétaire de la Section Oued Koriche. 

La basilique de Notre Dame d’Afrique inaugurée après quatre ans de travaux de restauration

NOTRE DAME D'AFRIQUE

La basilique de Notre Dame d’Afrique, située sur les hauteurs d’Alger, a été ré ouverte officiellement aujourd’hui, après l’achèvement des travaux de restauration et de rénovation entamés en 2007.  La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence d’une forte délégation composée par  : 

  • Le ministre d’Etat, représentant personnel du chef de l’Etat, M. Abdelaziz Belkhadem

  • Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M.Bouabdallah Ghlamallah.

  • Le wali d’Alger, M.Mohamed-Kebir Addou.

  • Le président-directeur général de Sonelgaz, M.Noureddine Bouterfa.

  • L’archevêque d’Alger, Le jordanien  Ghaleb Bader,

  • La chef de la délégation de l’Union européenne à Alger, Mme Laura Baeza.

  • Les présidents de Conseil régionaux du sud de la France Michel Vauzelle et Jean-Noël Guérini,

  • Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin

  • Plusieurs ambassadeurs étrangers étaient également présents

L’opération de restauration de la basilique pourrait servir, selon le wali d’Alger, d’exemple pour des opérations similaires à d’autres sites et monuments historiques que recèle l’Algérie dans le but de les revaloriser. Pour l’archevêque d’Alger, Notre Dame d’Afrique se veut « avant tout un lieu ouvert à tous, dont les principes sont fondés sur le respect mutuel et la solidarité partagée« . « Le monde est souvent confronté à l’individualisme. L’homme a besoin de trouver des havres de paix et des espaces de dialogue. 

La basilique Notre-Dame d’Afrique est la « sœur » de Notre Dame de la Garde à Marseille (France), à laquelle elle fait d’ailleurs face à travers la Méditerranée et qui a aussi été restaurée par la même équipe. Le chantier, commencé en 2007, a duré trois ans. Mais la décision de restaurer la basilique, construite en 1850 par les colons français, a été prise dès 2003, après le séisme de Boumerdes. 

Déjà en mauvais état, l’édifice avait souffert de l’onde de choc du tremblement de terre et devenait même dangereux pour les visiteurs. L’association diocésaine d’Alger mandate donc la wilaya d’Alger pour assurer la maîtrise d’ouvrage des travaux. Celle-ci fait appel à l’architecte Xavier David qui vient d’achever la rénovation de la basilique Notre Dame de la Garde de Marseille. Avec l’entreprise spécialisée française Girard, retenue sur appel d’offres, il programme les travaux en trois tranches. Pour sa restauration, L’UE a versé un million d’euros, la ville de Marseille 1.08 M euros, l’Etat algérien et l’Etat français un demi-million chacun, et la région Provence Alpes Côtes d’Azur, la ville de Marseille, le département des Bouches du Rhône, la France, l’Union européenne, des entreprises mécènes algériennes et françaises, comme Cevital, Sonelgaz, N.C.A, le groupe Mehri, Total ou Natixis, et grâce à des dons de particuliers à hauteur de 35%. 

RESTAURATION DE NOTRE DAME D’AFRIQUE

HAMIDECHE Smail

Le projet de restauration : présentation d’ensemble 

 La basilique Notre Dame d’Afrique est un édifice de grande qualité architecturale, tout à fait caractéristique et symbolique d’Alger comme de toute l’Algérie. Cet édifice est menacé : dégradation d’un bâtiment construit il y a près de 150 ans et conséquence du séisme de 2003. La restauration devient nécessaire et urgente. Le projet a été lancé à l’initiative de Mgr Teissier, archevêque d’Alger et président de l’Association Diocésaine d’Algérie qui a la charge de la basilique. Au-delà de la dégradation de l’édifice et des menaces qui pèsent sur sa pérennité, comme des risques que l’état du bâtiment fait peser sur les visiteurs intérieurs et extérieurs de la basilique, la raison fondamentale du projet tient à la valeur symbolique et interculturelle de l’édifice. 

Le maître d’ouvrage de l’opération est l’Association Diocésaine d’Algérie.. Celle-ci, en accord avec les partenaires publics du projet, délègue la maîtrise d’ouvrage des travaux à la Wilaya d’Alger. Le maître d’œuvre est Monsieur Xavier DAVID, architecte à Marseille et déjà maître d’œuvre de la restauration de la basilique Notre Dame de la Garde à Marseille. Les études d’avant-projet ont été conduites dès 2004 et 2005 ; les études de projet, réalisées en 2006, ont permis à la wilaya de lancer un appel d’offres international, destiné à choisir l’entreprise la mieux adaptée au chantier et à ses spécificités. L’entreprise retenue pour la première tranche de travaux (le porche et la nef), est l’entreprise A. GIRARD, d’Avignon (France). L’ouverture du chantier est fixée au printemps 2007. La durée des travaux est de trois années ; celle de la première tranche est d’une année.

Le coût du programme est de 5 270 000 € HT. La wilaya d’Alger s’associe à la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, au Département des Bouches du Rhône et à la Ville de Marseille, dans un accord de  » coopération décentralisée  » pour financer le projet. L’aide de l’Etat français et celle de l’Union Européenne s’ajoutent à ces concours publics. Des donateurs privés ou institutionnels apportent un financement de mécénat, sans lequel le projet ne pourrait aboutir. C’est donc un vaste projet de coopération qui se met en place. 

Des soutiens publics de première importance se sont manifestés tout au long de l’élaboration du projet. L’appui sans faille des autorités algériennes se concrétise de diverses manières : la maîtrise d’ouvrage est assumée par la wilaya d’Alger ; l’Etat contribue financièrement au projet et il a invité des sociétés nationales à le soutenir ; enfin le Gouvernement algérien a sollicité, avec succès, l’Union Européenne pour obtenir l’adhésion de celle-ci au projet. De son côté, le Président de la République Française avait fait connaître à Mgr Teissier, dans un courrier daté du 20 septembre 2005, sa volonté de soutenir, par un cofinancement avec les collectivités françaises, une initiative concourant au rapprochement entre la France et l’Algérie. L’engagement des trois collectivités françaises dans le projet a scellé les interventions solidaires des partenaires publics français. 

Que représente la restauration de Notre Dame d’Afrique ? La restauration de Notre Dame d’Afrique n’est pas un projet cultuel. C’est un projet aux multiples dimensions. 

Un projet exemplaire de coopération :.  

La coopération mise en œuvre pour restaurer cet édifice du patrimoine algérien est exemplaire et dépasse le cadre strict de la coopération financière, puisque les autorités algériennes soutiennent totalement l’opération au point que la Wilaya d’Alger se voit confier la maîtrise d’ouvrage des travaux. Il s’agit donc d’un  » partenariat d’exception « , conduit dans une confiance réciproque.
Profiter de ces travaux pour transmettre, à travers un  » chantier-école « , des connaissances techniques qui seront utilisables pour la restauration d’autres monuments historiques, est un autre signe fort de coopération. 

Un projet interculturel : 

SCALA

 Le monde de l’Islam et le monde occidental se sont, dans l’ histoire, opposés, le plus souvent par ignorance des richesses des uns et des autres ; même si cet affrontement peut encore subsister, on restaure aujourd’hui un bâtiment qui n’est pas le symbole du passé, mais un édifice qui a vocation à être un lieu de rencontre entre deux cultures, appelées à mieux se connaître,, pour construire un avenir partagé . 

Une dimension patrimoniale

Notre Dame d’Afrique est un joyau architectural bâti sur un site d’exception ; son style éclectique s’inspire de références romanes, byzantines et mozarabes. C’est à l’évidence un élément significatif du patrimoine historique national, dont l’intérêt permet de dire qu’on atteint ici au patrimoine de l’humanité.
Une dimension sociale  
Le chantier mettra en œuvre des techniques modernes mais aussi des savoir-faire transmis, depuis le moyen-âge , et maîtrisés par des  » compagnons  » ;un des aspects essentiels du projet consiste ainsi à transmettre ces connaissances à des professionnels algériens à travers une formation en alternance, mixant connaissances théoriques et pratiques professionnelles. 


Une dimension économique et touristique  
Une opération de cette ampleur a des retombées économiques locales non négligeables.. Toutes les ressources nécessaires au projet et disponibles en Algérie seront mobilisées sur place. A terme, la capitale pourra offrir aux touristes un édifice à visiter, à la mesure de ses ambitions. 


La portée et l’intérêt général du projet 
Carrefour entre deux continents, la Méditerranée est un trait d’union entre pays riverains de la rive Nord et pays riverains du Maghreb ; elle constitue une passerelle pour les échanges entre le Nord et le Sud, notamment pour les échanges économiques et commerciaux, et également, de tous temps, pour les échanges culturels entre civilisations 

La basilique Notre Dame d’Afrique se trouve ainsi au cœur d’un patrimoine méditerranéen commun. Sa restauration est avant tout un grand projet de sauvetage d’un patrimoine culturel de qualité, et de promotion du dialogue interculturel ; elle va constituer un exemple pour la coopération entre le Nord et le Sud, de part et d’autre de la Méditerranée La restauration de Notre Dame d’Afrique, certes nécessitée par l’état de l’édifice, participe de cette vision ambitieuse: renforcer les liens entre deux mondes méditerranéens, chacun attaché à sa culture en reconnaissant l’intérêt de partager celle de l’autre, dans l’interdépendance de deux identités. La sauvegarde de ce patrimoine historique, culturel, architectural – sans laquelle la pérennité du bâtiment serait rapidement compromise – n’a pas d’autre signification 

Les objectifs techniques de la restauration Depuis quelques années, mais d’une façon encore plus pressante depuis le séisme du 21 mai 2003, la sécurité du public qui circule au pied des façades de l’édifice et celle des visiteurs qui pénètrent dans la basilique, n’est plus assurée. Des désordres structurels importants affectent les superstructures. La voûte sommitale du campanile est dans un état de dislocation avancée, qui ne permet aucune prévision quant à sa stabilité. Par ailleurs, la dégradation visuelle de l’édifice résulte d’altérations superficielles avancées qu’il importe de traiter pour conserver la pérennité de l’édifice. 

La restauration de la basilique s’avère ainsi nécessaire et urgente, pour mettre le public en sécurité, pour assurer la pérennité de la construction et pour préserver l’intégrité esthétique de l’édifice. 
1 – LA MISE EN SECURITE DU PUBLIC 

La population très nombreuse qui fréquente tout au long de la journée l’esplanade entourant l’édifice, ainsi que les visiteurs qui franchissent le porche de la basilique, sont aujourd’hui menacés par le décrochement éventuel d’un éclat de pierre détaché des parties hautes de l’édifice ou par l’effondrement, impossible à maîtriser en l’état, d’un des clochetons en pierre qui surplombent l’entrée. La mise en sécurité de l’édifice est le premier objectif des travaux. 


2 – LA PERENNITE DE LA CONSTRUCTION 
Les désordres structurels, mais aussi les altérations superficielles, menacent la bonne conservation de la construction. Effondrement des ouvrages en équilibre précaire, pénétration d’eau, dégradation de l’enveloppe superficielle, tous ces désordres conjugués mettent en péril la pérennité de l’édifice. 

La consolidation est le second objectif des travaux à engager. 
3 – L’INTEGRITE ESTHETIQUE DE L’EDIFICE 

Notre Dame d’Afrique est un élément constitutif du paysage d’Alger. Elle est l’un des repères symboliques de l’identité visuelle de la ville. A son approche, elle se révèle comme un monument d’un grand intérêt architectural, dans un site d’une qualité exceptionnelle, dont il faut préserver l’intégrité esthétique. Ce troisième objectif sera, pour l’essentiel, atteint naturellement par le travail de restauration de la structure et le traitement des altérations superficielles. 

La préservation d’un tel édifice dépasse de beaucoup le seul intérêt de l’Association Diocésaine. La basilique, qui fait partie du  » bien commun  » des diverses communautés, mérite d’être conservée au sein de l’héritage culturel du pays, voire au sein du patrimoine de l’humanité si l’on se réfère à la notoriété internationale de la basilique. Motivations techniques de la restauration 

Les observations qui ont été faites lors des reconnaissances successives réalisées entre le mois d’avril 2003 et le mois de mai 2004 se classent en deux grandes catégories :
DIAR EL KEF
DES DESORDRES STRUCTURELS INQUIETANTS

Ces désordres affectent principalement des ouvrages situés en partie haute de la construction : 

= les deux clochetons qui dominent le porche de la basilique : Ces petites coupoles à extrados en couverture, posées sur une colonnade circulaire, sont aujourd’hui en équilibre précaire. = le petit dôme du sommet du campanile : Autre petite coupole à extrados en couverture, posée sur un court tambour aveugle, sa voûte est dans un état avancé de dislocation. 

= certaines pierres de couronnement de l’édifice : Les merlons qui couronnent les demi-dômes ou la tour du campanile sont en équilibre stable, mais les pierres dressées en couronnement des quatre contreforts du chœur, pour quelques unes ont disparu, pour quelques autres se sont couchées sur place, la moitié seulement étant encore debout. = les corbeilles de pierre qui entourent les descentes de pluie : Ces corbeilles sont traversées par des canalisations en fonte dont l’expansion de la rouille provoque fissures, éclatement et risque de chute. 

Même en l’absence de secousse sismique, tous ces ouvrages sont en équilibre précaire…DES ALTERATIONS SUPERFICIELLES AVANCEES

L’édifice a été achevé en 1872, il y a plus de 130 ans. Depuis cette date, l’entretien courant a été assuré avec sérieux, mais pas toujours avec des moyens suffisants, en particulier pour accéder aux parties hautes de l’édifice. Certains matériaux en totalité, d’autres suivant leur localisation, se sont gravement dégradés et nécessitent d’être traités : 

= les pierres situées sous abri : Certaines sont irrémédiablement rongées par les sels. = l’enduit en faux appareil : Sur la presque totalité de sa surface, il souffre d’une contamination d’origine biologique qui altère considérablement son aspect. Et par endroit, il est trop érodé, trop décollé ou dégradé pour être conservé. 

= la grande frise en céramique : Bien entretenue, une révision et quelques réparations suffisent. = l’étanchéité des couvertures : Mise en œuvre dans les années 1970, cette étanchéité est à refaire, en essayant de retrouver l’aspect des chapes en maçonnerie d’origine. 

= les descentes d’eaux pluviales en fonte : Très corrodées, bouchées, des longueurs manquantes… = les abat-sons en bois : La disparition partielle des abat-sons laisse rentrer la pluie dans le campanile et celle-ci provoque des désordres dans la construction. 

= la croix en fer forge : Le métal a une durée de vie limitée, une première fois la croix a été refaite en 1953, il faut de nouveau la remplacer. = les vitraux : De natures et d’époques différentes, ils sont inaccessibles à l’entretien courant, ils doivent donc tous être révisés. 


Grandes orientations de la restauration 
1 EN MATIERE DE SOLIDITE STRUCTURELLE
L’état général de la construction se résume en deux traits contradictoires : l’édifice est une bonne et solide construction, mais les parties hautes de l’édifice sont dans un équilibre précaire alarmant. Ceci résulte de la situation en zone sismique de l’édifice et de la présence d’armatures en métal corrodé au coeur des structures. Paradoxalement, si les 5 coupoles sont encore debout, c’est grâce à leurs armatures métalliques, mais si elles menacent ruine, c’est à cause de la corrosion de leurs armatures métalliques. 

Il faut donc remplacer ces armatures par d’autres, réalisées dans un matériau qui ne rouille pas, et les dimensionner pour résister aux secousses sismiques. + les préconisations sont donc : 

Pour les structures démontables (petites coupoles à extrados) : démontage pierre à pierre de la voûte, extraction des anciens éléments métalliques, remontage pierre à pierre avec incorporation de renforcements, en inox.
Pour les structures non démontables (grands dômes en briques) : mise en place au bas du dôme d’une ceinture en câbles précontraints, extraction sans démontage de la ceinture basse ancienne, et renforcement de la calotte du dôme par des bandes en fibres de carbone 
2 EN MATIERE DE CONSERVATION DES MATERIAUX
Au Sud Est, le côté gauche de l’édifice est exposé aux embruns arrachés à la baie d’Alger par un vent sec et les sels déposés dégradent les matériaux, sans être éliminés par la pluie. 

Au Nord Ouest, le côté droit de l’édifice est exposé à la pluie battante dans un environnement très arboré qui favorise en milieu humide la contamination biologique visible sur les façades.  = les préconisations sont donc, dans leurs grandes lignes : Au Sud Est, du côté gauche de l’édifice :
- nettoyage par micro-abrasion basse pression des matériaux.
- restauration en conservation des pierres et des enduits, avec remplacement des pierres dont la dégradation est très avancée.
- protection par un hydrofuge adapté des façades afin de stopper la pénétration des sels délétères.
- ce traitement n’est pas définitif, il doit être refait suivant une fréquence qui dépend de la situation particulière de l’édifice (ensoleillement, pollution, pluviosité…). 

Au Nord Ouest, du côté droit de l’édifice :
- application d’un biocide à large spectre.
- nettoyage par micro-abrasion basse pression des matériaux.
- restauration en conservation des pierres et des enduits.
- protection par un hydrofuge adapté des façades afin de stopper la pénétration de la contamination biologique par le vecteur de l’eau.

Programme des travaux

OUED KORICHE

1 UN CHANTIER EN TROIS TRANCHES FONCTIONNELLES
Les travaux de la restauration de la basilique sont divisés en trois tranches fonctionnelles, correspondant aux trois grands ensembles qui constitueront la basilique. 

TRANCHE 1 – ENSEMBLE NEF
En avant, tournée vers la mer, on trouve la nef avec son porche d’entrée. Deux tourelles d’escaliers cantonnent l’ensemble, elles-mêmes surmontées de clochetons en équilibre précaire.
Cet ensemble, compact et de hauteur régulière, mobilisera une quantité homogène d’échafaudages et de matériels. Cette tranche de travaux permettra de mettre en œuvre tous les moyens et toutes les techniques du chantier sur une partie de l’édifice ni trop haute, ni trop complexe.
La première tranche a commencé au printemps 2007 (ordre de service donné le 25 avril par la wilaya). Après une étape de préparation consacrée à la réunion des matériaux et matériels nécessaires, seront engagés les travaux proprement dits, qui dureront jusqu’au début 2008. 
TRANCHE 2 – ENSEMBLE CHOEUR
Le choeur trilobé est surmonté de la tour lanterne, avec son grand dôme et les trois demi-dômes des absides. Cet ensemble, en raison de sa grande hauteur (42 mètres avec la croix) et de sa composition en courbes et sphères, mobilisera des techniques et des moyens spécifiques..
La seconde tranche doit être engagée en continuité avec la première pour des raisons techniques et d’économie de moyens. Elle durera un peu plus d’un an (début 2008 – mi 2009). 

TRANCHE 3 – LA SACRISTIE ET LE CAMPANILE
Le dernier ensemble de l’édifice est composé d’un petit bâtiment en croix et d’un haut campanile. Sa grande hauteur et les petits dômes ainsi que ses façades planes le caractérisent. Il bénéficiera pour sa réalisation des moyens éprouvés pour la réalisation de la tranche 2. 
2 UN CHANTIER DE SPECIALITES
La basilique Notre Dame d’Afrique fait partie du patrimoine de l’Algérie. Le souci de préserver ce patrimoine impose que chaque technique soit mise en œuvre par des spécialistes compétents. Ces techniques, traditionnelles ou innovantes, toutes respectueuses de l’authenticité de l’édifice, sont : 

La taille de pierre : travaux de nettoyage, de conservation ou de remplacement, des pierres de taille des dômes et couronnements, … La maçonnerie : travaux de nettoyage, de conservation ou de réfection de l’enduit en faux appareil des parties courantes des façades, … 

L’étanchéité des couvertures : étanchéité des chapes de couverture avec restitution du matériau et de la teinte d’origine, La menuiserie bois : remplacement des abat-sons endommagés ou disparus, 

La ferronnerie : réparation de portes en métal très endommagées, réparation ou remplacement des croix et girouettes en fer forgé La plomberie : habillage en plomb des abat-sons, révision des descentes d’eaux pluviales, … 

Les vitraux au plomb : dépose, nettoyage, restauration, mise en place de protections externes  Les confortements par TFC : renforcement de la structure des dômes en briques par des bandes TFC (Tissus en Fibres de Carbonne), pour consolidation et dispositions parasismiques, Les armatures en inox : renforcement de la structure des dômes en pierres de taille par des cerces, agrafes et tirants en inox, pour consolidation et dispositions parasismiques, … 

Le paratonnerre : remplacement du paratonnerre ancien, interrompu en plusieurs endroits

 3 DES MOYENS IMPORTANTS A METTRE EN ŒUVRE 


1 – LES MATERIAUX : Les matériaux à mettre en œuvre sont de deux types : 
* Les matériaux conformes à la construction d’origine : 

Les pierres : trois types principaux sont à approvisionner et à trouver si possible en Algérie
Les sables et agrégats : à trouver sur le site d’Alger
Les liants : chaux aérienne, hydraulique, ciment à trouver en Algérie 
* Les matériaux techniques contemporains : 

Les tissus en fibre de carbone : deux ou trois fournisseurs en Europe
L’inox : inox de qualité marine disponible en Europe 
2 – LES MATERIELS : Les matériels spécifiques au chantier sont : 

L’échafaudage ; échafaudage tridimensionnel de grande hauteur pour équiper les façades courbes et recouvrir les coupoles. Le matériel de nettoyage : appareil pour nettoyage basse pression par voie humide, … 

Le matériel de taille de pierre : montage d’un atelier de taille de pierre, équipement de cet atelier en matériel spécifique L’entreprise A. GIRARD 

Les travaux de la première tranche programmée (porche et nef) sont confiés par la Wilaya d’Alger, maître d’ouvrage délégué pour les travaux, à l’entreprise A. GIRARD. L’entreprise, choisie par la wilaya à la suite d’un appel d’offres international. a son siège social à Avignon (France) ; elle ouvre un établissement secondaire à Alger pour les besoins de la restauration de la basilique L’entreprise A. GIRARD, c’est un savoir-faire historique au service du patrimoine.. Fondée en 1910, l’entreprise, spécialisée dans le bâtiment, n’a cessé d’évoluer. Deux grands secteurs structurent aujourd’hui son activité : les Monuments Historiques d’une part, avec la conservation, la restauration, la rénovation ; et le bâtiment et le génie civil d’autre part, avec la construction de logements sociaux, complexes touristiques, hôtellerie, hôpitaux, bâtiments scolaires et industriels. 

Très tôt, l’entreprise A. GIRARD s’est vu confier de grands chantiers de restauration dans le domaine des monuments historiques, comme le Théâtre Antique d’Orange (France). Elle s’est de plus en plus, et toujours avec passion, spécialisée dans la pierre, la maçonnerie, la charpente. Son savoir-faire lui permet aujourd’hui d’intervenir avec succès sur différents chantiers de renom dans tout le sud de la France, tels le Palais des Papes à Avignon, les Anciens Hospices de la Charité à Marseille ou encore l’Hôtel de Ville d’Aix-en-Provence. . Notre-Dame de la Garde, à Marseille, est une autre référence prestigieuse des travaux de restauration qui ont été conduits récemment par l’entreprise A . GIRARD, Avec l’entreprise A. GIRARD, la taille de pierre, spécialité ancestrale de la construction, est aujourd’hui un authentique métier d’art, fréquemment associé à des techniques modernes de confortement de maçonnerie traditionnelle, qui doivent être respectueuses du monument et des matériaux anciens 

Pendant la durée des travaux, l’entreprise A. GIRARD communiquera ses savoir-faire à des ouvriers du bâtiment algériens qui seront formés aux spécialités de la restauration du patrimoine dans le chantier-école mis en œuvre avec le concours pédagogique des Compagnons du Devoir. Des sous-traitants algériens seront associés,, avec l’accord de la Wilaya, aux travaux de restauration par l’entreprise A. GIRARD, chaque fois que ce sera possible. 

RESTAURATION
DE NOTRE DAME D’AFRIQUE
 Constatations initiales 

Depuis quelques années, mais d’une façon encore plus pressante depuis le séisme du 21 mai 2003, il est devenu évident que la sécurité du public qui circule au pied des façades de l’édifice, n’est plus assurée. 
En effet, des désordres structurels importants affectent les superstructures de la basilique, notamment les tourelles d’escalier qui dominent le porche de la basilique, ainsi que la voûte sommitale du campanile qui est dans un état de dislocation avancé. 

En outre, la dégradation visuelle de l’édifice, progressive depuis plusieurs décennies, révèle aujourd’hui des altérations superficielles avancées qu’il importe de traiter pour conserver la pérennité de l’édifice. Déroulement des études 

1. UNE ETUDE PRELIMINAIRE
Cette étude préliminaire a été réalisée par l’architecte au cours de l’année 2003. Les reconnaissances de l’édifice ont eu lieu : 
- les 26 et 27 Avril 2003, pour un premier examen
- les 28 et 29 Juin 2003, pour un second examen 

Entre ces deux dates, est passé le dramatique tremblement de terre du 21 Mai 2003. Les conséquences de ce séisme, même si elles sont visuellement mineures ont aggravé les désordres d’une construction déjà endommagée par les ans et d’anciens tremblements de terre.
Cette étude préliminaire a été finalisée en Décembre 2003. 
2. LES ETUDES D’AVANT PROJET
Les études d’avant-projet ont été réalisées entre Avril et Octobre 2004 par :. 

- Xavier DAVID, Architecte, Historien d’art, coordonnateur des études
Société d’Architecture Xavier DAVID Etienne GRAVA Gildas 
- Jacques PORTELATINE, Ingénieur spécialiste en structures parasismiques
Société SICA
- Alain REVEL, Ingénieur spécialiste en pathologie des matériaux
CEBTP
- Frank RIVIERE, Ingénieur spécialiste en auscultation des structures CEBTP
11 rue Louis Rosier – 63000 Clermont Ferrand 

3. LES ETUDES DE PROJET
Les études de projet ont été finalisées en Septembre 2006 par : 
- Xavier DAVID, Architecte, Historien d’art, coordonnateur des études Société d’Architecture Xavier DAVID Etienne GRAVA Gildas 

- Jacques PORTELATINE, Ingénieur spécialiste en structures parasismiques Organisation mise en place 

La restauration de Notre Dame d’Afrique s’appuie sur un partenariat exceptionnel dont la mise en œuvre demande des dispositions de coopération très particulières, construites sur un très grand nombre de conventions précisant les relations entre les acteurs du projet. Le maître d’ouvrage de la restauration est l’association diocésaine d’Algérie (ADA), association de droit algérien, propriétaire de l’édifice. La maîtrise d’ouvrage est déléguée par l’ADA, à la Wilaya d’Alger, collectivité publique territoriale. L’ADA, maître d’ouvrage, et la Wilaya, maître d’ouvrage délégué, sont liés par une convention de délégation de maîtrise d’ouvrage. 

Pour l’exercice de sa responsabilité de maître d’ouvrage, l’ADA confie une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage à l’association pour la restauration de la basilique Notre Dame d’Afrique, ARENDA. Cette association de droit français, constituée à Marseille, a pour objet social de mettre en œuvre tous moyens permettant la restauration de la basilique. Ces deux associations sont liées par une convention d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Le financement est garanti par l’Association Diocésaine et assuré par diverses sources que sont la wilaya d’Alger, la Région, le Département et la ville de Marseille, l’Etat français, l’Union Européenne et des fonds propres ou des quasi fonds propres collectés par l’ADA et son assistant ARENDA, auprès d’entreprises et auprès de donateurs privés ou institutionnels. 

Les trois collectivités françaises et la wilaya sont liées par une  » convention de coopération décentralisée « . L’Etat français intervient en  » cofinancement des collectivités « , au titre de l’appui à la coopération décentralisée, sous forme d’une subvention à chacune des collectivités… La collecte des fonds privés, auprès des entreprises mécènes, met en œuvre de nombreuses conventions de mécénat, soit avec l’ADA, soit directement avec la Wilaya.. 

Parallèlement au chantier de restauration, un  » chantier-école  » placé sous la responsabilité pédagogique de l’association française bien connue des Compagnons du Devoir, fonctionnera à proximité immédiate de la basilique.. Le chantier-école constituera un mode d’acquisition spécifique des apprentissages par alternance. Sa mise en œuvre nécessite des conventions et protocoles entre les différents acteurs du chantier-école, notamment avec les partenaires algériens concernés par la formation professionnelle. La wilaya d’Alger : un acteur central du projet  

La wilaya d’Alger joue un rôle central dans la mise en œuvre du projet. En qualité de maître d’ouvrage délégué par l’Association Diocésaine d’Algérie, la wilaya est responsable de la bonne exécution des travaux. Elle lance l’appel d’offre pour la désignation de l’entreprise chargée des travaux. Il s’agit d’un appel d’offres international, obéissant bien sûr au Code des marchés publics algérien. L’appel d’offres respecte le cahier des charges établi selon les prescriptions données par l’architecte maître d’oeuvre, Monsieur Xavier DAVID ; 

Une fois l’entreprise retenue, la wilaya conclut le marché de travaux avec l’entreprise. Elle contrôle ensuite la bonne exécution des travaux, s’assure du respect des délais et des coûts, pour le compte de l’Association Diocésaine d’Algérie, maître de l’ouvrage. Elle contrôle les facturations et donne les ordres de paiement à l’entreprise, au nom de l’ADA. Elle assure, au terme du chantier, la réception des travaux. 

Au sein de la wilaya, la maîtrise d’ouvrage déléguée est confiée par le Wali d’Alger à la Direction de l’aménagement et de la réhabilitation des quartiers (D.A.R.Q.), placée sous la responsabilité de Monsieur Abdelkader GHIDA.. La wilaya encaisse toutes les recettes affectées aux travaux par les différents bailleurs de fonds : Etat français, collectivités françaises, Union Européenne, entreprises mécènes, fonds collectés par l’ADA et par l’ARENDA. 

Cette fonction en recettes, comme la fonction de paiement en dépenses, est assurée par le Trésorier de la wilaya. Une convention de délégation de maîtrise d’ouvrage entre l’ADA et la wilaya permet à l’ensemble de ce dispositif de répondre aux nécessités du service. 

La wilaya apporte par ailleurs une contribution financière directe au projet, au titre de la réparation des dommages causés par le séisme de 2003 Elle exerce en outre la fonction de maître de l’ouvrage délégué sans requérir d’honoraires auprès de l’ADA ; cette disposition équivaut à une contribution financière supplémentaire de la wilaya. 
Les appuis au projet 

La restauration de Notre-Dame d’Afrique reçoit l’appui des plus hautes autorités, notamment les autorités algériennes dont le soutien consacre le projet comme un grand projet culturel national algérien. Lettre du Wali d’Alger à Mgr Teissier en date du 4 avril 2005
 » J’ai le plaisir de vous informer que la wilaya a dégagé une enveloppe budgétaire de cinquante six millions de dinars pour le financement de la restauration de la basilique Notre-Dame d’Afrique «  

Lettre du Président de la République Française à Mgr Teissier, en date du 25 septembre 2005
 » Je me réjouis que d’importantes collectivités locales françaises et algériennes se soient mobilisées pour entreprendre les travaux nécessaires dans le cadre d’une opération de coopération décentralisée. Dès lors que cet engagement aura été formalisé par la signature des conventions nécessaires, les collectivités pourront présenter une demande de cofinancement.
Animé de la volonté de soutenir les initiatives concourant au rapprochement entre la France et l’Algérie, je porterai une attention particulière à la réalisation de ce projet pour les étapes qui restent à accomplir «  
Procès-verbal de réunion à la wilaya en date du 14 janvier 2006
 » le Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, a donné son accord pour le financement dans le cadre de la coopération décentralisée de la restauration de la basilique et pour le financement des travaux de restauration par les collectivités françaises. (…)
Conformément au souhait de Mgr Teissier, le principe de confier à la wilaya la maîtrise d’ouvrage de l’opération a été retenu. «  

Lettre de Monsieur Mohamed BEDJAOUI, Ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères à Madame Fererro-Walder, Commissaire chargée des relations extérieures de l’Union Européenne en date du 10 juin 2006  » ..(la basilique Notre-Dame d’Afrique) est une construction superbe et imposante, datant du XIX° siècle, magnifiquement perchée sur les hauteurs d’Alger dont elle domine la baie.
Centre de culte pour la communauté chrétienne, Notre-Dame d’Afrique est pour tout Algérien, sans distinction de croyance, un lieu où se rendre seul ou en famille, pour jouir de la beauté du site et de la paix ; c’est un pèlerinage fort apprécié. (…) 

Pour sa part, l’Etat algérien ne pouvait être absent de cette noble tâche de restauration d’un tel prestigieux bâtiment, qu’il considère comme une partie de son patrimoine. Il y a alloué un montant appréciable et a chargé la wilaya d’Alger (…) comme maître d’ouvrage du projet.
L’occasion nous est parfois offerte de manifester un geste susceptible de contrer les courants troubles et pervers de nos temps. Il s’agit (…) d’actes chargés de tant de portée hautement symbolique. 
Quel meilleur acte symbolique aujourd’hui que d’associer l’Union Européenne et l’Algérie à la restauration de la basilique, un projet qui nous réunit et nous unit. Nous en donnerons, en ces temps de repli sur soi et de confrontations des identités, le meilleur des messages de notre foi commune et indélébile en la nécessité du dialogue et de la compréhension mutuelle entre nos sociétés, nos civilisations et nos religions respectives.
C’est convaincu de la portée et de l’impact d’un tel message sur mes concitoyens et vos concitoyens des deux côtés de la rive méditerranéenne, que je m’adresse à vous (…) «  


Lettre du Ministre de l’Energie et des Mines à Mgr Teissier en date du 19 juillet 2006
 » J’ai le plaisir de vous informer que votre demande a retenu l’attention de Monsieur le Ministre qui a instruit les entreprises SONATRACH et SONELGAZ pour apporter une contribution à votre projet «  
Le chantier-école 

Le cahier des charges du projet de restauration de la basilique Notre Dame d’Afrique prévoit que l’entreprise chargée des travaux associera un chantier-école au chantier de la restauration proprement dit. Le chantier-école est destiné à former des personnels spécialisés dans la restauration du patrimoine bâti ancien. Une fois le chantier achevé, les personnels ainsi formés seront disponibles pour d’autres chantiers de restauration du patrimoine à ouvrir en Algérie. 

Ces personnels seront formés par la voie de l’alternance. La formation théorique sera délivrée par des moniteurs appartenant à un organisme de formation professionnelle reconnu pour sa compétence. La formation pratique sera dispensée par la participation des stagiaires au chantier de restauration sous l’encadrement de tuteurs appartenant à l’entreprise chargée des travaux. Chaque année, une quinzaine de stagiaires suivra cette formation ; ils seront répartis en deux groupes permutant régulièrement entre les deux types de formation, théorique et pratique. Au terme d’un an de formation, une autre promotion de stagiaires entrera en formation. 

L’organisme de formation professionnelle retenu est l’Association des Compagnons du Devoir (délégation régionale de Provence-Alpes- Côte d’Azur, à Marseille) ; elle travaillera en liaison avec une structure algérienne de formation professionnelle. Cette formation devrait s’adresser à des jeunes ou à des professionnels, ayant une expérience dans le secteur du bâtiment ou du génie civil. Ils devront en effet pouvoir rapidement être employés sur le chantier dans des tâches valorisantes. La formation portera principalement sur la taille de la pierre.et sur la maçonnerie sous tous ses aspects, avec une place privilégiée faite à la restauration du patrimoine. 

La qualification professionnelle ainsi acquise dans ces domaines devrait être reconnue par un diplôme algérien de la formation professionnelle, afin qu’à l’issue du chantier ces stagiaires puissent se présenter sur le marché du travail avec toutes les chances de succès à l’embauche. On ne perdra pas de vue que l’avantage du chantier-école et sa véritable finalité sont d’ajouter à la dimension patrimoniale de la restauration, une dimension sociale et humaine liée à l’emploi local et à la formation, et de laisser, après la restauration de la basilique, des professionnels algériens spécialisés dans la restauration du patrimoine. 

RESTAURATION
DE NOTRE DAME D’AFRIQUE 
Les vitraux de la basilique et leur restauration 

La basilique présente quarante six vitraux, dont certains d’un grand intérêt artistique. Tous ont été composés et posés, à l’origine, entre 1868 et 1873, par le maître-verrier Guilbert d’Auelle, de l’école d’Avignon. A la suite du bombardement du 16 avril 1943, les vitraux les plus exposés ont été restaurés par le maître-verrier Bessac, de Grenoble, en même temps qu’il composa de nouveaux vitraux. Vitraux de l’abside centrale  

Les vitraux historiés, sauvés par Maître Bessac, sont consacrés à Marie (l’annonciation, le mariage avec Joseph, la visitation de Marie à Elisabeth, la naissance de Jésus, …). Les autres vitraux de l’abside se répondent selon une composition symétrique : 1.2.3 / 3.2.1. Les vitraux 2 sont les vitraux historiés. Le motif de base des vitraux 1 et 3 est un carré encadrant une fleur de lys stylisée, d’où jaillit un bouquet, le tout dans une profusion de bleus, de rouge et de jaune. Le lys rappelle le Sermon sur la montagne de Jésus.. Quant aux couleurs, la gamme des bleus et la palette de rouge, orange, jaune, célèbrent la beauté du jour aux diverses heures de la journée.
Dans le tambour de la coupole, il y a vingt vitraux groupés cinq par cinq, selon la formule : 1.1.2.1.1. Les vitraux 2 sont faits de carrés et de fleurs de lys ; les vitraux 1 ne comportent que des carrés portant des figures géométriques. 
Vitraux des absides latérales 

Les vitraux historiés évoquent Saint Augustin dans l’abside de gauche, et Sainte Monique, la mère d’Augustin, dans l’abside de droite. La scène dédiée à Ste Monique est intitulée  » Vision du ciel « , à partir d’un récit des Confessions : le vitrail placé au couchant, illuminé par les derniers éclats du soleil, est bien dans la ligne de ce qu’il suggère. Le vitrail central de l’abside de St Augustin porte la mention  » Vision de St Augustin  » Il est de même facture que celui de Ste Monique, tous deux s’avérant toutefois différents des vitraux historiés de l’abside centrale. Des vitraux floraux encadrent ces vitraux historiés, comme dans l’abside centrale, à partir des mêmes motifs : fleur de lys, carré, couleurs bleues et lumières rouges, oranges et jaunes.. Dans la nef, deux vitraux de chaque côté montrent quatre personnages : à gauche, St Jean-Baptiste et St Pierre : on ne rentre pas à Notre Dame d’Afrique sans rencontrer ces figures qui mènent à Jésus ; à droite, St Norbert, fondateur de l’Ordre des Prémontrés à qui fut confié le sanctuaire à l’origine, et St Louis, en souvenir du fondateur de Notre Dame d’Afrique Les vitraux de la tribune de l’orgue sont des rosaces et entrelacs. Ces motifs ont été repris par l’artiste algérien qui, en 2001, décora les murs autour de l’orgue qui venait d’être reconstruit. 

Restauration des vitraux Les vitraux de la nef sont dans un état de dégradation relatif. En revanche, les vitraux du chœur sont dans un état laissant beaucoup à désirer. Des ouvertures apparaissent en certains points ; parfois des chutes de matériau menacent le public et sa sécurité. Il y a donc un important travail à entreprendre et qu’il faut conduire en même temps que la restauration de la basilique pour profiter des installations techniques mises en place, pour travailler en hauteur 

La restauration des vitraux fait partie du marché confié à l’entreprise générale choisie par la wilaya pour conduire le chantier. Le marché prévoit que ces travaux sur vitraux seront sous-traités à un maître-verrier choisi en accord avec le maître d’œuvre et le maître d’ouvrage. Les vitraux sont restaurés avec le concours de la Fondation d’entreprise Gaz de France, qui intervient au titre du mécénat de la Fondation en faveur des œuvres d’art. 

Coût et financement 
Coût global du projet : Le montant total du programme, comprenant le coût des travaux confiés à la wilaya, les honoraires de maîtrise d’œuvre, et les frais de gestion du projet, s’élève à 5 270 000 € HT. Le coût d’objectif des travaux est estimé par Monsieur Xavier DAVID, architecte, maître d’œuvre, à la suite des études actualisées en février 2006. 


Financement du projet : L’Association Diocésaine d’Algérie a la charge d’assurer la couverture financière de l’opération et de garantir à la wilaya, maître d’ouvrage délégué, la sécurité du plan de financement des travaux. 
Dès le départ du projet, l’Association a reçu le soutien de la wilaya d’Alger, au titre des dommages résultant du séisme de 2003. Le concours de la wilaya est de 56 000 000 dinars, TVA inclus, c’est-à-dire l’équivalent hors taxe de 520 000 € . Les collectivités françaises de Provence – Région, Département et Ville de Marseille – se joignent à cet effort en apportant chacune 440 000 €, soit au total 1 320 000 €. L’Etat français appuie les collectivités en contribuant comme elles au projet. 

Reste à l’Association à apporter le solde prévisionnel, soit 2 110 000 €. Elle reçoit pour ce faire, le concours de l’Union Européenne, pour 1 000 000 €. Elle sollicite par ailleurs les entreprises ou institutions susceptibles de contribuer au projet, à titre de mécènes, sans négliger les dons personnels qui peuvent être apportés par des particuliers.. 
plan de financement prévisionnel 

- Wilaya : 520 000 HT, correspondant à 56 millions de dinars TTC
- Région PACA: 440 000 €
- Département: 440 000 €
- Ville Marseille : 440 000 €
- Etat français: cofinancement avec les collectivités
financements acquis à travers la convention de coopération décentralisée : 3 160 000 €
- Union Européenne 1 000 000 €
- Autofinancement ADA 1 110 000 €
financement de mécénat
Total recettes prévisionnelles 5 270 000 € 

La part contributive restant à la charge de l’ADA doit cependant être portée par précaution à 1 500 000 euros : l’incidence partielle possible de la TVA, les risques de change, les aléas dans la collecte de certaines contributions annoncées, peuvent en effet engendrer des évolutions de coûts et de recettes qu’il revient à l’ADA, maître d’ouvrage, de supporter Mécénat d’entreprise 

Notre Dame d’Afrique ne pourrait être restaurée sans le concours de nombreuses entreprises s’engageant, de manière décisive, aux côtés des pouvoirs publics dans le projet. L’Association Diocésaine doit en effet réunir, à titre d’autofinancement, une somme de 1 500 000 € pour garantir le financement du projet auprès de la Wilaya, maître d’ouvrage délégué pour les travaux. Cette somme de 1 500 000 € est réunie par voie de mécénat. 

Aujourd’hui (juin 2007), la mobilisation des entreprises est tout à fait significative du très fort intérêt qu’elles portent au projet, en raison de certains aspects spécifiques, telle la formation et le chantier-école ; elles sont aussi soucieuses de participer à la restauration d’un édifice constitutif du patrimoine national de l’Algérie ; elles sont sensibles enfin à l’idée que le projet contribue à rapprocher les communautés, à un moment où certains chercheraient à opposer celles-ci, comme à consolider des liens durables entre le Nord et le Sud de la Méditerranée Dans cet esprit, il faut citer et remercier les entreprises qui se sont engagées les premières : 

- SONATRACH
- TOTAL €&P Algérie
- SONELGAZ
- la Fondation d’entreprise GAZ DE FRANCE
- Le groupe Djillali MEHRI
- la Fondation Monte dei Paschi di Siena
- SUEZ-Environnement
- CEVITAL
- Groupe NATEXIS – Banques Populaires
- N.C.A. (Nouvelle Conserverie Algérienne)
- Groupe BEL Algérie
- Groupe HENKEL
- CIAR (Compagnie Internationale d’Assurances et Réassurances)
- RAZEL Algérie
- INGEROP
- BAD (Banque Algérienne de Développement) 
A ce jour, c’est un montant équivalent à environ 1 200 000 € qui est réuni par voie de mécénat. Les entreprises mécènes se sont acquis la gratitude de l’Association Diocésaine pour leur concours déterminant ; elles méritent la reconnaissance publique pour l’acte citoyen ainsi accompli. 

Des contacts se poursuivent pour atteindre le niveau nécessaire à l’aboutissement du chantier, qui peut toutefois s’ouvrir, le financement de la première tranche étant assuré. Fiche signalétique de synthèse 

Propriétaire et maître d’ouvrage du projet : Association Diocésaine d’Algérie (ADA), association privée de droit algérien, fondée en 1972 et agréée par le Ministère de l’Intérieur algérien en 1974 – Statuts disponibles Assistance au maître d’ouvrage : ARENDA, 14 place du Colonel Edon à Marseille (organisme chargé d’apporter à l’association diocésaine les compétences juridiques, administratives, financières, techniques nécessaires) 

Maîtrise d’ouvrage des travaux déléguée à la Wilaya d’Alger
Responsable du projet au sein de la wilaya : M. GHIDA, directeur de la D.A.R.Q. 
Maître d’œuvre : Xavier DAVID, architecte à Marseille (en charge actuellement de la restauration de Notre Dame de la Garde à Marseille) 

Entreprise chargée des travaux de la première tranche : entreprise A. GIRARD, et des sous-traitants Une caractéristique : un chantier-école, assurant la formation de professionnels algériens aux métiers de la restauration du patrimoine, associé au chantier de travaux 

Coût global du projet : 5 270 000 euros HT Durée des travaux : Trois ans (ouverture du chantier : juin 2007) 

Financement assuré en partenariat public-privé et internationalo-algérien Financement public initial : 60 %
- Etat algérien : 56 millions DA, et maîtrise d’ouvrage déléguée sans honoraires
- Région PACA, Département des Bouches du Rhône, ville de Marseille : 1 320 000 €
- Etat français : cofinancement avec les collectivités françaises
Financement institutionnel ou privé, de type mécénat : 40 % (prévision)
- acquis à ce jour : Union Européenne, les sociétés nationales SONATRACH et SONELGAZ, TOTAL €&P Algérie, Fondation d’entreprise GAZ de France, Djillali MEHRI, Fundazione Monte dei Paschi, SUEZ-Environnement, CEVITAL, Groupe NATEXIS-Banques Populaires, NCA, Groupe BEL, CIAR, HENKEL, RAZEL Algérie, INGEROP, BAD
- sollicitations et négociations en cours 

Besoin de financement à ce jour : l’écart entre le coût prévisible du projet et les financements déjà réunis, laisse encore apparaître un besoin de financement de 300 000 euros environ. Toutefois la première tranche de travaux, dont le financement est couvert, peut être lancée Versement des contributions publiques et de mécénat : il peut être étalé sur les années 2007 à 2009 du programme pour alléger la charge contributive annuelle. 

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