Souvenirs d’une campagne éléctorale

Farid Oumahammed, tête de liste FFS à Oued Koriche 
oued koriche«Mon infirmité m’encourage à avancer» 
Militant actif, il entre dans la politique et rencontre les anciens du plus vieux parti d’opposition qui lui donnent un goût et une passion débordante pour le travail de proximité et le contact permanent. Drôle de revirement de situation pour Oumahammed Farid, la tête de liste du FFS à Oued Koriche, une commune qui compte plus de 66.000 habitants. A l’âge de 19 ans, il est blessé à la jambe droite lors des événements d’octobre 88 à la Place des Martyrs.  Il portera, dès lors, les séquelles de cette terrible tragédie puisqu’il sera paralysé et marqué à vie. Celui qui voulait continuer des études brillantes en informatique à Bab Ezzouar vacille mais ne craque pas. Il s’accroche désespérément à la vie et remonte peu à peu la pente. «Cette infirmité m’encourage à avancer et à dénoncer les agissements néfastes des responsables» affirme-t-il. Il entame alors une carrière professionnelle au PTT qui le mènera plus tard à un poste de responsabilité à Algérie Télecom où il occupe le poste de directeur de l’agence de Ben-Aknoun. Militant actif, il entre dans la politique qui lui fait rencontrer les anciens du plus vieux parti d’opposition qui lui donnent un goût et une passion débordante pour le travail de proximité et le contact permanent avec les citoyens. Il apprend, à leur contact, les vertus du dialogue et de la concertation. Parallèlement, il tisse des liens avec le monde associatif et s’imprègne très vite des multiples difficultés de sa commune qui l’a vu naître. Il est élu en 1997 à Hammamet, une commune voisine de Oued Koriche. «C’était par souci stratégique», dira-t-il. Son parti voulait s’implanter dans cette localité, laissée à l’abandon, aux opportunistes et aux extrémistes de tout bord. Il sort enrichi de cette expérience. Quant le nouveau SG du FFS, Karim Tabbou décide de donner la chance aux jeunes, il saute sur l’occasion. 

dsc01184.jpgA 38 ans, marié et père d’un enfant, il est désigné tête de liste de sa commune. Il intègre dans sa liste un militant de la première heure du FFS, originaire de la même ville que le leader de cette formation, Ait Ahmed, le chef de section du parti, un chômeur, des universitaires et enfin des personnes issues du mouvement associatif. Il s’entoure des anciens du FFS parce que, dit-il, «ils sont la mémoire du parti». Dès sa désignation à la tête de liste du parti, il entame tambour battant sa campagne électorale en associant le maximum de notables de la ville dans sa quête de voix au scrutin du 29 novembre. Il commence d’abord à faire le porte-à-porte chez les commerçants qui sont les «véritables baromètres» de la ville, dit-il. Il effectue les sorties sur le terrain à la tombée de la nuit, car argumente-il, les citoyens ne sont pas à l’écoute durant la journée. «Nos sorties sur le terrain durent jusqu’à une heure tardive de la nuit». Lui et son staff sont à leur vingtième sortie sur le terrain. «D’ailleurs, ajoute-t-il, nous sommes en train de préparer nos dernières sorties sur Beau Fraiser et la carrière Jobert». La fermeture de la carrière Jobert demeure l’une des priorités de ce candidat. La carrière du nom d’un colon français est à l’origine de plus de 180 asthmatiques. A l’évocation de ces malades, la tête de liste du FFS s’emporte et ne comprend pas pourquoi les pouvoirs publics qui ont fermé la clinique de Beau Fraisier tardent à réagir. «Le matériel médical a été volé et la bâtisse commence à tomber en ruine», dit-il. Ce centre de soins a failli passer aux mains d’affairistes n’était-ce l’intervention énergique du regretté Seddik Debaili, l’ancien SG du parti qui a sauvé des mains de ces affairistes les 5 ha de terrain appartenant à cette clinique. Le site historique dit Habs El Oued, qui sert d’habitat à des familles démunies, est également au centre de l’intérêt du candidat qui espère le récupérer et en faire un centre culturel à rayonnement régional «avec zéro dinar d’investissements» insiste-il.
Tout comme l’élimination des 6 sites de bidonvilles qui accueillent plus de 1.000 constructions illicites. En retour, il promet de «batailler dur» pour augmenter le nombre de logements sociaux. Actuellement, la commune a bénéficié d’un quota de 60 logements sociaux, «très peu», selon lui, pour cette commune qui enregistre quelque 6.000 demandeurs de logements.
«Je compte réhabiliter la commune avec l’aide des citoyens et du mouvement associatif. Personne n’est en mesure de gérer une commune à lui tout seul. Notre commune est l’une des plus pauvres de la wilaya d’Alger. Avec 7 milliards de centimes comme budget annuel, comment pourrions-nous développer notre commune qui a tant besoin de nouvelles infrastructures ou à rénover celles déjà existantes mais qui sont dans un état lamentable ?», s’interroge-t-il. Pour la jeunesse locale, dépourvue de centre de loisirs et de sports, le candidat FFS espère relancer le projet qui lui tient «particulièrement à cœur», celui du site Zaragozi ou devait être édifié une salle omnisport. Il est devenu aujourd’hui le centre d’intérêt de tous les candidats qui se disputent la commune. Pour cette dernière journée de campagne électorale, le candidat du FFS s’excuse et se met immédiatement au travail bien entouré des anciens du parti qui l’aident énormément. «J’ai la chance d’avoir à mes côtés des anciens militants du parti qui me conseillent et m’orientent sans cesse. Je suis heureux d’être à leurs côtés. Demain, je dirais que j’ai côtoyé le fondateurs du parti» tient-il à relever avant de sortir pour une ultime rencontre de proximité. II leur laisse symboliquement les clés de son QG de campagne situé dans un axe stratégique de la commune et prêté par un sympathisant du parti. «Je suis incapable de me passer d’eux», lance-t-il à la dérobade. 
Par : Hocine Adryen Le quotidien Midi libre 28 Novembre 2007 

 

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