Portrait et hommage à Une grande dame

Tapis d'AIT HICHEMOuld Braham née Aït Saâd Ghenima 

Nna Ghenima est née le 05 août1924 à Aït Hichem. A l’âge de 6 ans, elle rentre à l’école où elle acquiert une formation primaire. A 16 ans, elle fut mariée au village à feu Ouled Braham Salah.  Etant très douée, elle ne se limitait pas uniquement aux tâches ménagères. Elle avait un petit commerce : la confection de belles robes très prisées par les mariées.
Plus tard, elle fut formée dans le tissage du tapis, formation dispensée à toutes les filles de son âge. 

Aït Isaâd Ghenima a, tout au long de sa vie de Moudjahida, de professionnelle et privée, incarnée la véritable femme algérienne. En effet, elle participa activement à notre glorieuse guerre de libération aux côtés de ses frères combattants, Nna Ghenima, avait en charge les moyens logistiques et financiers dans son village. Elle fut l’une des rares femmes du village à avoir participé activement à la guerre de Llibération.  A l’indépendance, compte tenu du combat qu’elle avait mené, elle fut sollicitée pour entreprendre la réouverture du collège d’enseignement technique d’Aït Hichem (CET) fermé durant la guerre de Llibération suite à l’interdiction des frères Moudjahidines, adressée aux familles du village, de s’abstenir d’envoyer leurs filles aux fins d’être formées par les Françaises. 

A l’indépendance, le collège fut rouvert par Nna Ghenima sur insistance des moudjahidine et notamment de M. Hocine Aït Ahmed, l’un des neuf chefs historiques, lequel, voyant en ce collège une renaissance culturelle et économique du village et même de la commune d’Aït Yahia, entreprit de faire don de 2 500 francs (anciens) à Nna Ghenima qui a permis à coup sûr la relance et la réouverture du collège. Grâce à la défunte, des centaines de jeunes filles du village et des villages voisins ont pu acquérir ce valeureux métier qui a permis à de nombreuses familles de subsister à ce jour.
Par sa bonté et sa compréhension Nna Ghenima est intervenue à maintes reprises pour trouver des solutions salutaires à des familles en détresse alors qu’elle était membre communal durant trois mandats successifs. 

Par son abnégation et son amour du tapis, fleuron culturel du village, Nna Ghenima  n’a ménagé aucun effort pour transmettre son savoir à ses élèves et leur apporter toute aide nécessaire après leur formation.  Par une multitude d’expositions nationales et internationales, où elle fut invitée plusieurs fois, elle a permis de faire connaître la valeur du tapis d’Aït Hichem à travers toute l’Algérie et Outre-mer. 

Son sérieux et sa défense indéfectible du symbole d’Aït Hichem, lui ont permis de décrocher plusieurs médailles et titres.  Durant plus d’un quart de siècle Nna Ghenima,  dont le nom était répandu et connu, exécuta admirablement la mission qui lui était dévolue et, par son travail colossal à la direction du CET d’Aït Hichem, elle a sauvegardé ce précieux patrimoine dès le lendemain de l’indépendance. 

Décédée le 3 janvier 1993, Nna Ghenima  fut enterrée dans son village natal où elle a vécu et connu des moments de joie et de peine ; elle reflètera toujours l’image d’une bonne citoyenne et villageoise qui a tout apporté pour sa région en général et pour le tapis d’Aït Hichem en particulier.  Elle restera vivante dans les cœurs et la mémoire de tous les gens qui l’ont connue, côtoyée et sollicitée. 

En rendant cet hommage à la grande figure du tapis N’aït Hichem, en l’occurrence, on ne fait que reconnaître les mérites de Nna Ghenima  n’est que justice et reconnaissance.

http://www.algerie-femme.com/portraits-femmes-algerienne 

 

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