Le congrès de la Soummam:20 août 1956

CONGRE DE LA SOUMAMLe congrès de
la Soummam fait figure de jour historique de la révolution algérienne ; il a été déterminant pour sa réussite. La charte adoptée à son issue a doté la révolution des structures qui lui manquaient -division de l’Algérie en six wilayas ou états-majors-, consacré le FLN comme seul représentant du peuple algérien et, surtout, le fondement de «la primauté du politique sur le militaire». Il a également consacré la mise en place d’une administration civile (mariage, règlement des conflits personnels, enregistrement des naissances, collecte d’impôts, etc.).

Le congrès a eu lieu le 20 août 1956 dans la maison forestière d’Ighbal, à Ifri, commune d’Ouzellaguen, sur la rive gauche de
la Soummam, à quelques kilomètres d’Akbou. Les prémices du congrès avaient commencé au lendemain des attaques dans le Nord-Constantinois, selon les contributions d’historiens (voir Ali Cherif Deroua, ancien responsable au MALG). Au lendemain des événements du 20 août 1955, dont il n’avait aucune information, Abane avait entamé un échange épistolaire avec les dirigeants des différentes zones et des responsables à l’extérieur, au Caire, pour la tenue d’une réunion des responsables de la révolution. Zighoud Youcef donna son accord, se proposant même de l’organiser dans sa zone et d’en assurer la sécurité. Cette réunion est la suite logique de celle prévue pour janvier 1955 par les six pères de la révolution avant même son déclenchement. Elle devait permettre de faire le bilan des opérations et de coordonner leurs actions.

ABANE RAMDANEOrganisé principalement par Abane Ramdane et Larbi Ben M’hidi, ce congrès a débuté le lundi 20 août 1956 à 8h avec six personnes, selon le procès-verbal de la première séance. Ben M’hidi, représentant de l’Oranie (président de séance), Abane Ramdane, représentant le FLN (secrétaire de séance), Omar Ouamrane, représentant l’Algérois, Krim Belkacem, représentant
la Kabylie, ayant assuré la prise en charge logistique et la sécurité du congrès dont il était l’hôte, Zighoud Youcef, représentant le Nord-Constantinois, Lakhdar Bentobbal, adjoint de Zighoud. En dehors des séances, les six membres présents se retrouvaient chacun avec d’autres membres de sa zone : Ali Kafi et Mostefa Ben Aouda avec Zighoud et Bentobbal, Saïd Mohammedi et Aït Hamouda Amirouche avec Krim (zone 3), Dehiles, si M’hammed Bouguerra et Ali Mellah avec Ouamrane. (Source fondation Ben Khedda).

Le congrès comptait aussi des absents, dont les représentants de l’Ouest algérien, de l’Aurès (Mustapha Ben Boulaïd), du Sud algérien (Si Cherif, excusé après avoir adressé son rapport à la réunion). L’absence du représentant des Aurès est due au fait qu’avec la mort de Ben Boulaïd, la zone 1 traversait une crise de pouvoir entre Abbas Laghrour, Adjel Adjoul et Omar Ben Boulaïd, chacun prétendant succéder à Mustapha Ben Boulaïd. Omar Ben Boulaïd, ayant reçu l’invitation, s’est présenté début de juin 1956 en zone 3 où il a rencontré Krim sans le mettre au courant de la mort de son frère ni de la crise dans la zone.

En ce qui concerne l’Oranie, Larbi Ben M’hidi était revenu au Maroc venant du Caire le 21 avril 1956. Après un séjour de dix jours à Oujda et des réunions quotidiennes avec Boussouf, il avait quitté le Maroc en franchissant à pied la frontière pour prendre le train Tlemcen-Oran. Le 6 mai, il prenait le train de nuit Oran-Alger dans un wagon couchette pour arriver dans la capitale le lundi 7 mai 1956 à 7h, avec en poche une somme de 300 000 francs avec laquelle il pouvait, en cas de contrôle, justifier son standing de commerçant et pourquoi pas acheter le silence d’un contrôle d’identité imprévu. A sa descente du train, à la gare de l’Agha, il était attendu par un monsieur à lunettes, portant un manteau noir et un chapeau sur la tête : Benyoucef Ben Khedda sous la fausse identité de M. Albert Molina, juif et commerçant, habitant Alger. Il avait choisi cette identité de juif pour deux raisons : son accent qui pouvait le trahir, en cas de fouille au corps et la circoncision. Ben M’hidi avait donc remplacé Boussouf qui était prévu à cette réunion.

La même source ajoute que «Abane, multipliant les itinéraires, les rendez-vous manqués, entretenant les incertitudes sur la tenue, puis, enfin, allant à cette réunion sans les avertir, leur signifiait de la sorte qu’il ne voyait aucune utilité à leur présence, ou, du moins, qu’il pouvait s’en passer». L’absence des délégués de l’extérieur et l’adoption du fondement de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur avaient fini par provoquer une crise au sein de la direction de la révolution. Certains voyaient d’un bon œil cette absence, en ce sens qu’elle avait diminué les antagonismes entre les membres réunis à
la Soummam. On relève en outre que Lakhdar Bentobbal n’aurait assisté à cette réunion qu’à titre exceptionnel (Mabrouk Belhocine – Courrier Alger Le Caire, page 51 et Mahfoud Kaddache, Et l’Algérie se libéra 1954-1962, page 48) alors qu’il est cité comme membre de plein droit en tant qu’adjoint de Zighoud dans la correspondance de Abane en date du 3 avril 1956.

En revanche, Ouamrane n’était pas prévu parmi les invités. La discussion de sa participation demandée par Krim a créé une friction entre Abane, qui était pour, et Bentobbal, qui était contre. Ce premier incident a été pour beaucoup dans l’animosité future entre les deux hommes. Aussi, il n’était en aucun cas question de la participation de Ali Mellah (Cherif) puisqu’il n’avait aucune existence légale ou reconnue de cette zone avant la réunion. Elle n’a été intégrée dans la structuration officielle de la révolution qu’après le congrès de
la Soummam. Cette partie du territoire occupée par les forces de Bellounis, se revendiquant du Mouvement national algérien de Messali Hadj et bénéficiant de l’appui officiel des autorités françaises et de leurs troupes, était à cheval sur les 3 zones (wilayas I, III et IV). Aussi, des forces de l’ALN des zones 3 et 4 ont été dépêchées pour détruire ces maquis ennemis. La zone 1, confrontée elle-même à des problèmes, n’avait pas envoyé de troupes. La participation de
la Fédération de France n’était pas prévue, puisqu’elle était elle-même l’objet d’un litige de responsabilité entre Abane et Boudiaf.

EVIAND’autres chefs de la révolution, notamment les «Six», qui se sont donné rendez-vous, n’ont pas pu se rencontrer. Didouche Mourad meurt le 12 janvier dans un combat face à l’ennemi. Ben Boulaïd est arrêté le 12 février 1955 à la frontière tuniso-libyenne en se rendant au Caire afin d’activer l’entrée des armes promises. Boudiaf et Ben M’hidi se déplacent entre le Maroc et l’Egypte en vue de prospecter les armes et d’organiser leur acheminement en Algérie. Rabah Bitat est arrêté en mars 1955. Ouamrane lui succède à la tête de la zone 4 et confie, en accord avec Krim Belkacem, la responsabilité d’Alger à Abane.

La réunion a débuté le lundi 20 août 1956 à 8h. Dès le début des discussions, des «accrochages» et des récriminations mutuelles surgirent entre les membres. La première mise au point a été faite par Larbi Ben M’hidi suite à une introduction de Abane le présentant comme le mandataire de l’extérieur étant donné qu’il venait juste de quitter les frères du  Caire : «Je ne suis pas mandaté par les frères du Caire, je suis uniquement le responsable de la zone 5.» Une ambiance sereine s’étant établie le deuxième jour, chaque chef de zone  présenta un état de la situation : effectif des moudjahidine, armement, état d’esprit des combattants et de la population. Lors de leur séparation, le 11 septembre, les 6 délégués ont entériné les grandes lignes du texte de la plate-forme ainsi que la composante humaine des membres du CNRA.  


Archive pour août, 2009

20 Août 1955—20 Août 1956-Deux dates, un tournant dans l’histoire

De Skikda à… Ifri

Deux dates marquantes dans l’histoire de notre pays, ce sont sans doute le 20 Août 1955 et le 20 Août 1956. Deux hommes clés dont la dimension militaire et politique va peser sur le devenir d’une Révolution en marche : Zighout Youcef et Abane Ramdane. Ce sera le point de non-retour d’une révolution populaire qui va être l’expression d’une stratégie et d’une théorisation doctrinale devant affermir le processus de libération d’une Algérie combattante.  

Algérie combattante. Au moment où nous fêtons le 53e anniversaire de
la Soummam, est-il besoin de situer dans le contexte historique le grand mouvement révolutionnaire déclenché par Zighout Youcef le 20 Août 1955 ? 

ZIGHOUT YOUCEFZighout Youcef :   le stratège, le juste ,  le rassembleur
Dès son jeune âge, alors natif de Smendou près de Constantine, un 8 février 1921, fils de Saïd et de Amina Bent Mohamed Fayrane, Zighout Youcef, depuis la forge du colon Paul Bernel, à l’école coranique en passant par l’école coloniale française où il subit avec succès l’examen du CEP, sera à 17 ans, responsable des scouts au groupe Anasr de son village.
Il prit conscience de la réalité politique et sociale de son peuple et s’engage dès 1938 dans les rangs du PPA puis du MTLD en réussissant les municipales de 1947 en tant que vice-maire. Zighout Youcef s’embarque définitivement dans
la Révolution en s’affiliant clandestinement dans l’Organisation spéciale en 1948 et sera bientôt fait prisonnier en 1950, lorsque l’Organisation spéciale (l’OS) sera démantelée par les forces coloniales. Il s’évadera alors de la prison de Annaba en fabriquant des clés qui ouvrent les portes de la prison, accompagné de plusieurs détenus. Il prit contact avec le maquis des Aurès dès le 21 juin 1951, et le 23 mars 1954 il est membre du CRUA (Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action). Il assistera à El Madania à Alger en 1954, à la réunion du groupe des 22 qui déclencheront la révolution.
Présent le 1er Novembre 1954 à Smendou en tant qu’adjoint de Didouche Mourad, commandant de la mintaqa Constantinoise, ils seront pris dans un accrochage le 18 janvier 1955 à Oued Boukarkar, Didouche Mourad, décéda avec sept de ses djounoud et Zighout Youcef sera à la tête de la mintaqa nord constantinoise.
Tête pensante des opérations du 20 Août 1955, il y conduira la délégation de la mintaqa au Congrès de
la Soummam, composée de Ali Kafi, Lakhdar Ben-Tobal, Brahim Mezhoudi, Hocine Rouibah et Mostefa Benaouda.
Il sera élu membre du CNRA et revint le 20 septembre 1956 à El Milia, puis partira immédiatement dans les Aurès en vue de vulgariser les textes de
la Soummam. Il tomba au champ d’honneur le 23 septembre 1956, avec trois de ses djounoud dans un accrochage près de Sidi Mezghich, au lieu dit El-Kherba.
Zighout Youcef sera à la fois le stratège militaire et le théoricien de la guérilla. Homme très humble, pieux, d’une bonté inégalée, il restera un chef respecté jusqu’à sa mort. Le 20 Août 1955, dont il est l’artisan, est un deuxième Novembre qui mettra la locomotive de
la Révolution sur de bons rails. 

Les différentes  offensives du 20 Août 1955
Les Aurès étant quadrillés par les troupes coloniales, Chihani Bachir prit contact avec Zighout Youcef pour desserrer l’étau dans la région d’El-Kahina.
Il fallait faire diversion sur l’ennemi et impliquer le peuple dans cette guerre de libération. La cause algérienne a connu un vif succès lors de
la Conférence de Bandoeng, l’opinion internationale est sensibilisée du bien-fondé de notre lutte. Zighout Youcef voulait faire coïncider les offensives contre le colonialisme en usant de ce courant de sympathie au plan international, notamment à l’occasion du premier anniversaire de la déportation du roi Mohamed V exilé à Madagascar, et y impliquer les peuples du Maghreb arabe.  Le 20 Août 1955 est également le nouvel an hégirien 1375 et jour de permission pour les soldats français, puisque c’est le jour de samedi.
Après d’ultimes préparaifs dans le lieu appelé Boussatour près de Sidi Mezghich, au sud-ouest de Skikda, puis au lieu-dit Zaman, actuel village de Bouchata, les groupes formés pour les opérations se sont dispersés le 19 juillet 1955. Un accrochage eut lieu où tombèrent deux chouhada, il s’agit de Nafir Mahmoud et Hadj Kasentini, alias El Almani.
Zighout Youcef s’installa alors dans la maison de Rabah Younès dit Ramdane dans une casemate  de 16 m2 où il mit les armes et les documents dans ce lieu sûr.
C’est au Koudiat Daoud où se tient la réunion de préparation du 20 août 1955 que chacun des responsables du groupe a reçu les dernières recommandations et instructions.  Dans le secret le plus total, participent à cette réunion Lakhdar Ben-Tobal, dit Si Abdellah, Amar Benaouda, Ali Kafi, Messaoud Boudjeriou dit Si Messaoud El-Kasentini, Salah Boubnider dit Saout El-Arab, Bachir Boukadoum, Amar Chetaïbi, Mohamed Raouaï et d’autres. Pendant une semaine, du 23 juillet jusqu’à la fin du mois, la réunion a porté sur la situation générale de
la Révolution tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Tout était prêt pour engager l’offensive contre des cibles militaires et économiques du colonialisme. 

Mettez
la Révolution entre les mains du  peuple,  il s’en chargeraCOLONEL AMIROUCHE

Après avoir  revu les objectifs politiques, militaires et psychologiques, les capacités de
la Révolution de s’organiser et de planifier l’offensive le  20  août 1955 à 12 h est possible.  Ce fut à Skikda, plus de 3.800 djounoud sous la direction de Smaïn Ziguet, de Amor Bourkaïb et Mohamed Mehri dit le Colonel, qui engagèrent l’offensive sur un certain nombre de positions dans la ville de Skikda.
A Collo, c’est Amar Chetaïbi avec 234 djounoud qui dirigera les opérations.
A El Milia, c’est Lakhdar Bentobal et Messaoud Boualia. A Smendou, c’est Bachir Boukadoum et Abdelmadjid Kahleras qui prendront la direction des opérations avec plus de 350 djounoud.
 A Constantine, c’est Zighout Youcef en personne qui s’installera dès le 17 août 1955 et dirigera à la tête des 500 djounoud les opérations dans la ville de Constantine. D’autres opérations auront lieu à Ouled Hebara, à Guelma, à Oued Zenati, à Sidi Mezghich, à Taher, à Annaba, à Azzaba où plus de 1.000 djounoud participeront aux opérations en plein jour.
A Aïn Abid, des opérations ont touché la gendarmerie, la mairie et les PTT.
La réaction de la part des hordes coloniales vint immédiatement par un génocide de plus d’un millier et demi de chouhada tués collectivement d’une manière sauvage et enterrés dans des fosses communes.
Dans la revue El Djeïch Nº 80, on parle de 16.000 morts du côté des moudjahidine pour toutes les opérations d’offensive, alors que Si Ali Kafi déclare le chiffre de 13.000 personnes tuées, si on évalue le rapport des nahiyate.   Du côté de l’ennemi, les pertes sont énormes au plan matériel et humain.
La presse coloniale déclare le chiffre de 1.273 morts du côté algérien et 211 blessés.
Durant tout le mois d’août 1955,
la France a redoublé de férocité contre le peuple algérien et tout le Nord Constantinois fut passé au peigne fin par les services de renseignements et de nombreux militants furent torturés. En conclusion de ce 20 Août 1955, on peut dire que
la Révolution a connu une étape nouvelle, celle d’être soutenue entièrement par le peuple et un retentissement international puisque de nombreux messages de sympathie et de soutien ont été adressés aux   délégations du FLN à l’extérieur. 
Ce fut l’Irak, l’Egypte,
la Syrie, l’Arabie Saoudite, le Pakistan, l’Inde,
la Chine et même les USA qui ont manifesté leur soutien à la cause algérienne.   Sans nul doute, le 20 août 1955 aura été le ferment d’une Révolution en marche qui va une année après théoriser sa plate-forme politique et militaire à l’occasion du Congrès de
la Soummam dont le maître d’œuvre sera le chahid Abane Ramdane.
La Révolution a connu un élan sans précédent après les opérations du 20 Août 1955.
De plus en plus, on sentait la nécessité d’organiser les structures et les instances dans un cadre unifié de
la Révolution.
Les partis traditionnels ont échoué dans la manière de mener le combat populaire d’une manière dispersée face à un gouvernement français de plus en plus soutenu par les forces de l’OTAN. Il fallait penser à une stratégie d’organisation unifiée de
la Révolution et de l’action révolutionnaire aux plan national et international avec la mise en place de structures opérationnelles militaires, politiques, administratives et sociales sur la base d’un document final qui sera appelé le texte de la plate-forme de
la Soummam. 

KRIM BELKACEMLe Congrès de la  Soummam ou la fin des utopies  des politiques traditionnelles
Cette action, en plus des chefs des mintaqas, revint à Abane Ramdane pour la mise en forme des textes qui engageront toutes les parties à travers la tenue d’un congrès constitutif de
la Révolution.
La date et le lieu de ce congrès devaient être arrêtés d’un commun accord d’autant que le 20 Août 1956 allait coïncider avec l’assemblée générale de l’ONU.
Quant au lieu de la tenue du congrès, il y a eu quelques divergences : en premier lieu, ce fut Djebel Béni Salah près de Souk Ahras ensuite l’idée fut admise pour que le congrès se tienne dans la région de Zarroura à l’Ouest de Skikda mais les conditions sécuritaires et d’approvisionnement ne s’y prêtaient pas. La décision fut prise alors de tenir le congrès dans la mintaqa III, qui est le centre du pays pour permettre à tous les congressistes d’être présents. Le congrès se tiendra bel et bien dans la région de
la Soummam près du douar dit Ouzellaguen qui se trouve sur Djebel Azrou à côté de Oued Soummam. C’est une région très protégée naturellement qui permit de tenir dans des conditions sécuritaires normales le congrès de
la Soummam. Il faut dire que les avant-projets de textes étaient prêts dès le mois de mai 1956 dans un lieu sûr au Djurdjura. Une délégation des Aurès devait ramener les documents, mais tomba dans un accrochage près de Tazmalt, occasion qui permit aux forces coloniales de saisir les textes. Fort heureusement, ni le lieu ni la date du congrès ne sont imprimés sur les textes, laissant penser à l’ennemi que le congrès eut déjà lieu à Tazmalt. Un quadrillage systématique dirigé par le général Dufour balaya la région où plusieurs chahids tombèrent au champ de bataille. Il faut dire que la tenue du congrès est restée du domaine confidentiel et seuls quelques rares responsables connaissent la date exacte et le lieu des assises.

congre de la soumamLe congrès se déroulera dès le  20 août 1956  et participèrent pour  la Mintaqa Deux
— Zighout Youcef, Ali Kafi, Lakhdar  Bentobal et Brahim Mezhoudi, Hocine Rouibah, Mostefa Benaouda.
— Pour
la Mintaqa Trois : Krim Belkacem, Amirouche, Mohamedi Saïd.
— Pour
la Mintaqa Quatre : Si Mohamed Bougerra, Amor Ouamrane, Si Saddek.
— Pour
la Mintaqa Cinq : Larbi Ben M’Hidi.
— Pour
la Zone autonome d’Alger : Abane Ramdane et Si Chérif.
La délégation des Aurès n’a pas pu arriver à temps pour assister au congrès du fait de la mort de Si Mostefa Ben Boulaïd, mais il semblerait que selon le rapport régional de
la Wilaya I des Aurès, il y ait eu deux délégations devant participer au Congrès de
la Soummam au nom des Aurès, l’une dirigée par Amor Ben Boulaïd, comprenant Ali Ramli Mostefa Ahmed Kada, Saïd Bouradi et Ali Mechiche, tandis que la deuxième devait être dirigée par Hihi El Mekki et comprenant Mohamed El Amoudi, Ahmed Nouaoura, El Hadj Lakhdar, Amar Ben Aggoun et Brahim Kabouya ainsi que d’autres moudjahidine.
La délégation extérieure du FLN n’a pas pu rejoindre, pour des raisons sécuritaires, le Congrès, celui-ci démarra le 13 août 1956 présidé par Larbi Ben M’hidi et dont le secrétariat fut confié à Abane Ramdane, dans le village de Timlioun. Mais les congressistes devaient changer chaque fois de lieu parmi les cinq retenus. Le congrès dura une quinzaine de jours dont l’ordre du jour fut : 

1) Etude et discussion des rapports des Manatiq aux plans militaire, politique et financier.
2) Organisation des structures et des instances directionnelles de
la Révolution (nominations et grades).
3) Création des Commissariats politiques et des Assemblées populaires.
4) Doctrines, statuts, règlements intérieurs et instances de direction du FLN.
5) L’ALN : Moudjahed, Moussabel, Fidaï, etc.
6) Relations entre FLN et ALN.
7) Rapport entre intérieur et extérieur.
8) Recherche d’une politique de relation internationale et d’une coopération intermaghrébine, notamment avec
la Tunisie et le Maroc,
la France et l’ONU.
9) La logistique et l’armement et faits divers.
Parmi les grandes décisions du Congrès de
la Soummam :
Au plan politique, nouvelle dénomination des Manatiq en Wilayas historiques qui sont : Wilaya I des Aurès Nmemcha, Wilaya II le Nord Constantinois, Wilaya III région de Kabylie,
la Zone autonome d’Alger,  Wilaya IV l’Algérois, Wilaya  V région d’Oran, wilaya  VI celle du Sud.
Idée de la direction collégiale pour toutes les instances de
la Révolution.
Définition du programme politique au plan interne et externe du FLN. Libération totale du pays et création de l’Etat algérien démocratique et social dont la politique extérieure est la non-ingérence dans les affaires d’autrui et le respect de l’intérêt mutuel.
Un CNRA a été élu, composé de 34 membres, 17 permanents et 17 additifs. Il s’agit de Mostefa Ben Boulaïd, Zighout Youcef, Krim Belkacem, Amor Ouamrane, Mohamed Larbi Ben M’Hidi, Rabah Bitat, Ahmed Ben Bella, Mohamed Lamine Debaghine, Ferhat  Abbès, Abane Ramdane, Youcef Benkhedda, Aïssat Idir, Mohamed Boudiaf, Aït Ahmed Hocine, Mohamed Khider, Ahmed Taoufik El-Madani, M’Hamed Yazid.
 Pour les suppléants, il s’agit de :
Lakhdar Ben Tobal, Chihani Bachir, Slimane Oujlis, Abdelhafid Boussouf, Ali Mellah (Si-Cherif), Mohamed Seddik Benyahia, Mohamed El-Yajouri, Abdelmalek Temmam, M’Hamdi Saïd, Saad Dahlab, le représentant de l’UGTA, l’UGEMA, Tayeb Talbi, Abdelhamid Mehri, Ahmed Francis, Mezhoudi Brahim. Et un Comité de coordination et d’exécution (CCE) composé de cinq personnes fut choisi en raison de leur proximité d’Alger.
Il faut retenir de ce congrès historique deux orientations clés qui vont être le révélateur d’une conception politique de gestion d’un Etat. Il s’agira : 

1) Priorité de l’intérieur sur l’extérieur.
2) Priorité du politique sur le militaire.
En fait, la chronologie des faits marque une certaine approche des situations conflictuelle s dans la nature du pouvoir qui sera imposé au lendemain de l’Indépendance. A ceux qui savent discerner la contexture du Mouvement national de libération, c’est à l’ALN que revient la légitimité pour avoir engagé au nom du peuple le combat libérateur. Mais en fait, le couple ALN/FLN, qui est un et indivisible, est à la fois l’âme et le cœur d’un même corps de lutte. 
 Le congrès de
la Soummam aurait été le début d’une décantation et d’un rassemblement national  pour un même objectif, celui de la libération de notre pays quelles que soient les sensibilités présentes. Pour une fois la classe politique trouva une plate-forme commune, les mêmes objectifs et les mêmes idéaux qui les réunissent.
Celui d’une Algérie unie et indivisible.
Une Algérie moderne et respectueuse de ses valeurs ancestrales. Lorsqu’un Ben M’Hidi, un Abane Ramdane et un Zighout Youcef, tous morts pour que vive l’Algérie indépendante, étaient à la fois les penseurs et les organisateurs, les sillons de la bonne récolte était sûrs. 
Le rendez-vous du 3e millénaire est à notre portée pourvu que chacun y mette du sien pour redresser notre pays dans la voie du salut et de la fraternité. 

La Rentrée Scolaire 2009/2010

algerie.jpg L’année scolaire 2009/2010 commencera le 13 septembre 2009 et se terminera le 4 juillet 2010, annonce lundi le ministère de l’Education nationale,que les cours « s’étaleront jusqu’au 20 juin prochain et les compositions du 3e trimestre débuteront à partir de cette date pour les cycles moyen et secondaire et à partir du 9 juin pour la 5e année primaire ». 

Il constate ainsi que l’année scolaire s’étalera, pour la 1ère fois, sur trente cinq (35) semaines, rappelant que le nombre de semaines durant les années précédentes ne dépassait pas les 27 semaines. 

L’objectif ultime consiste à « valoriser le temps scolaire en termes de gestion et d’exploitation afin d’améliorer le rendement du système éducatif » et ce conformément aux dispositions de l’article 31 de
la Loi d’orientation n°04/08 du 23 janvier 2008 qui stipule que l’année scolaire compte au moins trente deux (32) semaines de travail pour les élèves réparties sur des périodes séparées par des vacances scolaires. 

eleve.jpgl’organisation de la scolarité au courant de l’année se fera conformément au calendrier suivant:

1. L‘enseignement primaire: les cours de la 5ème année primaire s’arrêteront à partir du 27 mai 2010, les compositions du 3ème trimestre débuteront à partir du 30 mai 2010. 

En ce qui concerne la 1ère, la 2ème, la 3ème et la 4ème année moyenne primaire, les cours devront être poursuivis jusqu’au 20 juin 2010. Ce qui permettra d’exploiter le mois de juin au profit des élèves. Les compositions du dernier trimestre débuteront à partir de cette date. 

2. L‘enseignement moyen: les cours se poursuivront jusqu’au 3 juin 2010. Les compositions du 3ème trimestre débuteront le 6 juin 2010. 

3. L‘enseignement secondaire: les cours se poursuivront jusqu’au 27 mai 2010. La semaine du 29 mai 2010 sera consacrée aux compositions du 3e trimestre pour tous les niveaux de l’enseignement du secondaire. S’agissant de l’organisation des examens officiels, le communiqué indique qu’il est proposé ce qui suit:

-Baccalauréat: du 13 au 17 juin 2010 

-Brevet d’enseignement moyen: du 20 au 22 juin 2010 

-Examen du cycle primaire:

*1ère session  : le 9 juin 2010 

*2ème session: le 29 juin 2010 

Ces propositions « permettront aux élèves de classes d’examen de terminer les programmes dans les temps impartis tout en disposant du temps nécessaire aux révisions en vue des examens de fin d’année ». 

De cette manière, le mois de juin devient une période d’étude et d’évaluation des connaissances des apprenants, fait remarquer le ministère, qui souligne que cette nouveauté « s’inscrit dans le prolongement de la rationalité de l’utilisation du temps pédagogique, objectif primordial de la réforme ». 

Par ailleurs et conformément aux nouvelles décisions gouvernementales portant changement du week-end, le ministère a retenu la journée du vendredi comme journée du repos hebdomadaire pour l’ensemble des personnels du secteur de l’éducation et présenté, sur cette base, trois propositions d’organisation de l’emploi du temps: 

*1ère proposition: assurer la scolarité des élèves d’une manière continue tout au long des cinq journées du dimanche à jeudi de 8heures à 12h et de 13h30 à 17h30. Ce qui fait bénéficier les élèves de deux jours de repos par semaine (vendredi et samedi). 

*2ème proposition: faire fonctionner les établissements le samedi après-midi de 13h à 17h et du dimanche au jeudi en consacrant l’après-midi du mardi au repos. 

*3ème proposition: faire fonctionner les établissements la matinée du samedi de 8h à 12h et du dimanche à jeudi en consacrant l’après-midi du mardi au repos. 

De même des propositions ont été réservées aux wilayas du sud qui consisteraient à faire fonctionner les établissements scolaires de 7h à 14h en appliquant l’horaire continu et ce à partir du mois d’avril. 

En ce qui concerne les propositions relatives aux vacances scolaires, le ministère précise que le calendrier suivant a été proposé: 

-Vacances d’automne: du 29 octobre 2009 au 3 novembre 2009 

-Vacances d’hiver (I): du 18 décembre 2009 au 3 janvier 2010 

-Vacances d’hiver (II): du 12 février 2010 au 16 février 2010

-Vacances de printemps: du 18 mars 2010 au 4 avril 2010. 

Ainsi, les élèves « bénéficieront de 40 jours de vacances sans compter les vacances d’été et auront étudié 35 semaines »

Le permis à points désormais en vigueur

le Nouveau texte de loi

scottonadal.jpg Le permis de conduire passera désormais au système de points. 

Ce permis est institué pour responsabiliser le conducteur, qui verra ses points régresser à chaque infraction, jusqu’au retrait définitif.

Cette nouvelle loi, publiée dans le Journal officiel n°09-03 du 22 juillet 2009 et relative à l’organisation, la sécurité et la police de la circulation routières, comprend des mesures durcissant les sanctions et alourdissant les amendes à l’encontre des transgresseurs du code de la route, modifiant et complétant ainsi les mesures instaurées le 19 août 2001. Le système de retrait de points indexé sur la gravité des infractions commises incite les conducteurs contrevenants à réfléchir sur les conséquences de leur comportement et des conduites à risques. Il les incite à se montrer plus attentifs dans leur façon de se comporter sur les routes. 

selon le nouveau texte ,Le retrait du permis de conduire est désormais automatique pour toutes les infractions constatées,. La période de rétention est fixée à partir des infractions commises. 

Elle s’étend de dix jours à l’annulation définitive du document. Par exemple, un excès de vitesse à ce qui est autorisé sur l’autoroute est puni d’un retrait de permis et d’une forte amende comprise entre 10 000 et 50 000 DA.

fontainefraiche.jpg Lourdes peines en cas de conduite en état d’ivresse
De lourdes peines sont prévues, par ailleurs, pour les conducteurs en état d’ivresse. Chose qui sera confirmée grâce aux épreuves de dépistage de l’imprégnation alcoolique «en cas d’accident corporel de la circulation routière ou lors d’un contrôle routier ordinaire». La loi prévoit également un nouveau dispositif pour la détection de la consommation de drogues ou de stupéfiants. Il s’agit du test salivaire. Les conducteurs en état d’ivresse sont, suivant les mesures instaurées, lourdement sanctionnés. 

Tout conducteur en état d’ivresse ou sous l’effet de substances ou de stupéfiants qui commet un homicide involontaire est passible d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 100 000 à 300 000 DA. Concernant le volet homicide involontaire, la loi fixe des peines différentes, en prenant en considération la catégorie du véhicule ayant servi à commettre l’homicide involontaire. 

Ainsi, pour les poids lourds, les transports en commun ou les transports de matières dangereuses, les peines varient entre 5 et 10 ans d’incarcération et d’une amende de 500 000 à 1 000 000 DA. Est puni d’un emprisonnement d’un an à trois ans et d’une amende de 50 000 à 200 000 DA tout conducteur qui commet des infractions ayant entraîné un homicide involontaire dû à l’excès de vitesse (dépassement dangereux, non-respect de la priorité réglementaire, non-respect de la signalisation prescrivant l’arrêt absolu, manœuvres dangereuses). 

Dans les mêmes conditions, lorsque le véhicule ayant servi à commettre l’homicide involontaire relève des catégories poids lourds, transport en commun ou transport de matières dangereuses, le conducteur est puni d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 100 000 à 500 000 DA.

Durcissement des sanctions liées aux contraventions
Du nouveau aussi dans le volet sanctions liées aux contraventions. Les contraventions aux règles de la circulation routière sont classées en quatre degrés. Pour les transgressions de premier degré (défaut d’éclairage, signalisation, freinage des cycles, utilisation d’un dispositif ou d’un équipement de véhicule non-conforme, non-respect du passage clouté) une amende forfaitaire de 2000 à 2500 DA est prévue. Les contraventions de 2e degré sont punies d’une amende forfaitaire de 2000 à 3000 DA. Elle sont fixées notamment pour le dépassement de la vitesse fixée dans le code de la route. 

Les infractions de 3e degré sont multiples. Nous citerons à titre d’exemple, les limitations de vitesse, le manquement du port de la ceinture de sécurité, l’usage manuel du téléphone portable, l’arrêt ou stationnement dangereux… L’auteur de ces délits est puni d’une amende forfaitaire allant de 2000 à 4000 DA. Les contraventions de 4e degré sont, pour finir, punies d’une amende forfaitaire de 4000 à 6000 DA. 

La loi a énuméré six fautes dont les plus importantes sont le non-respect des signalisations et les manœuvres interdites, et le franchissement d’une ligne discontinue. Enfin, dernière nouveauté, est puni d’un emprisonnement de 2 à 6 mois et d’une amende de 25 000 à 100 000 DA ou l’une de ces deux peines quiconque met en place un ralentisseur sur une voie ouverte à la circulation sans autorisation. 

http://ouedkoriche.unblog.fr/legislation/nouveau-code-de-la-route

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