Zighout Youcef

Zighout youcef Né le 18 février 1921 dans le village de Smendou qui porte aujourd’hui son nom (au Nord-Est de Constantine.)

Il connut une enfance difficile et, ayant interrompu ses études très tôt, il dut à quatorze ans devenir apprenti forgeron pour aider sa famille. Comme des milliers d’autres militants de la cause nationale, les événements du 8 mai 1945 représenteront un tournant décisif dans sa prise de conscience, qui avait apparu dès son plus jeune âge.

En effet, il avait adhéré à dix-sept ans au Parti du Peuple Algérien (PPA), dont il fut le premier responsable à Smendou, en 1938. Candidat du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD) aux élections communales de 1947, il se rendit compte de manière définitive de l’utilité de la voie pacifique jusque-là dominante dans le mouvement nationaliste.

Son évolution politique l’amena naturellement à faire partie de l’Organisation Spéciale (OS), qui devait préparer les conditions nécessaires à la lutte armée. Lorsque l’OS fut découverte, en 1950, il fut incarcéré à la prison d’Annaba, dont il s’évada vers la fin du mois d’avril 1954, en fabriquant un passe-partout à l’aide d’un morceau de fer. Il entra alors dans la clandestinité.

Dès la création du Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action (CRUA), il s’engagea avec plus d’ardeur encore dans l’action militante.

Le 1er novembre 1954, il est aux côtés de Didouche Mourad, responsable du Nord-Constantinois qui devait devenir la wilaya II. En janvier 1955, Didouche Mourad tombe au champ d’honneur, et Zighout Youcef, dont le nom de guerre était Si-Ahmed, le remplace à la tête de la région.

Avec un armement rudimentaire, il organise et dirige la fameuse offensive du 20 août 1955, qui démontra à l’opinion internationale que la révolution de novembre n’était ni le feu de paille ni la « rébellion » que les médias colonialistes s’évertuaient à décrire.

Ce jour-là, en effet, et ceux qui le suivirent à Skikda, Oued Zenati, Aïn Abid, El Khroub, Guelma, El Harrouche, etc., des casernes, des commissariats, des mairies ainsi que de nombreux centres de l’administration coloniale furent attaqués et parfois détruits par des groupes de moudjahidin appuyés par les populations. Ce fut une éclatante démonstration de l’inébranlable volonté d’indépendance du peuple algérien. Mais Zighout Youcef savait qu’on ne pouvait s’en tenir là. Il fallait doter la révolution de structures à même de lui assurer la constance et l’efficacité.

Durant l’année 1955, il tint une correspondance avec Mostefa Ben Boulaïd dans laquelle il revint souvent sur la nécessité d’une réunion du commandement à l’échelle nationale. Celle-ci, souhaitée par toutes les zones d’opération du pays, se tint en définitive le 20 août 1956, soit un an jour pour jour après l’offensive dirigée par Zighout Youcef. Ce fut le Congrès de
la Soummam, qui se tint dans la vallée du même nom.

Nommé membre du Conseil National de
la Révolution Algérienne (CNRA) et élevé au grade de colonel, Zighout Youcef est confirmé comme commandant de la wilaya II. Il contribue alors à la définition des nouvelles structures politiques, administratives et militaires du Front de Libération Nationale. Peu après il regagna son poste de combat où il commença à mettre en pratique les résolutions du Congrès.

En constant déplacement, il se rendait d’une unité à l’autre, d’un village à l’autre, organisant, préparant, expliquant avec une énergie jamais démentie. Au cours d’une de ces tournées qu’il faisait à cheval, il tomba dans une embuscade à Sidi Mezghiche (wilaya de Skikda) le 25 septembre 1956 

 

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