Larbi Ben M’hidi Mohamed

LARBI BEN M'HIDINé (1923-1957) naquit près de Aïn M’lila dans
la Wilaya de Oum el Bouaghi dans les Aures en Algérie dans une famille rurale aisée. 

Il fit ses études primaires à l’école française où il obtint son Certificat d’études, puis entreprit des études secondaires à Biskra

Il travailla ensuite comme comptable au service du Génie civil de Biskra, puis s’installa à Constantine où il fut proche de l’Association des Oulémas et en particulier de Moubarek el-Mili

Ben M’hidi adhéra au mouvement des Amis du Manifeste et de
la Liberté (AML) fondé par Ferhat Abbas et participa au congrès de mars 1945. 

Les massacres du 8 mai 1945 marquèrent sa volonté de poursuivre ses activités clandestines. Il adhéra au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et à l’Organisation Spéciale (OS) à laquelle participèrent également Ben Bella, Aït Ahmed et Mohamed Boudiaf (dont il fut l’assistant). En 1950, vainement recherché par les services de police, il est condamné par défaut à dix ans de prison pour « menée subversive et activité illégale ». 

Militant du P.P.A, arrêté après la répression de 1945, il choisit la clandestinité.
Commissaire local des S.M.A et cadre de l’ O.S à Biskra, vainement recherché par les services de police en 1950, il est condamné par défaut à dix ans de prison pour menées subversives et activité illégale.
 

Nommé chef de daira en Oranie et permanent du M.T.L.D, il est relevé de ses fonctions à la suite d’ un contrôle de police à Ain-Temouchent. 

Membre fondateur du C.R.U.A, il est le premier responsable de la wilaya du F.L.N Oranie qu’ il organise efficacement malgré un démarrage difficile. 

En 1956, il participe au congrès de
la Soummam et il est élu au C.E.E avec Krim et Abane dont il partage les points de vue. Il laisse le commandement de la wilaya V à Boussouf et supervise l’ action des groupes armés lors de la bataille d’ Alger.
Arrêté le 23 février 1957 par les paras du colonel Bigeard, torturé, il meurt sans avoir parlé à l’ adversaire dont il forcera l’ admiration. 

En avril 1954, Ben M’hidi fut l’un des 9 fondateurs du C.R.U.A qui le 10 octobre 1954 transformèrent le CRUA en FLN et décidèrent de la date du 1er novembre 1954 comme date du déclenchement de la lutte armée pour l’indépendance algérienne. On lui confia
la Wilaya 5 (l’Oranie) qu’il organisa efficacement malgré un démarrage difficile pour manque de moyens et d’hommes. 

BEN M'HIDIEn 1956, laissant le commandemant de
la Wilaya 5 à son lieutenant Abdelhafid Boussouf il devint membre du Conseil National de
la Révolution Algérienne; il était proche des idées de Abane Ramdane et Krim Belkacem. Le premier fut assassiné au Maroc à la fin de décembre 1957, le second à Francfort le 18 octobre 1970. Il participa à l’organisation des premiers attentats de la bataille d’Alger

Arrêté le 23 février 1957 par les parachutistes, il refusa de parler sous la torture avant d’être pendu extrajudiciairement par le général Aussaresses dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. Ses dernières paroles avant de mourir: « Vous parlez de
la France de Dunkerque à Tamanrasset, je vous prédis l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque »
[2]. Le général Bigeard, qui avait rendu hommage auparavant à Ben M’hidi avant de le confier aux Services Spéciaux, regretta cette exécution. 

Dans une conférence de presse donnée le 6 mars, le porte-parole du gouvernement général déclara : Ben M’hidi s’est suicidé dans sa cellule en se pendant à l’aide de lambeaux de sa chemise. En 2001, dans une confession au journal Le Monde, le général Aussaresses reconnaîtra avoir assassiné Larbi Ben M’Hidi ainsi que l’avocat Ali Boumendjel dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. 

Le 5 mars 2007, le général Aussaresses, dans un entretien au Monde, retrace les dernières heures de Larbi Ben M’hidi : 

Larbi Ben M’Hidi est conduit dans la ferme désaffectée de
la Mitidja d’un colon extrémiste. Six hommes dont Aussaresses préparent l’exécution en passant une corde à travers un conduit de chauffage. L’un des hommes a joué le rôle du supplicié pour vérifier que tout était au point. Il est monté sur un tabouret, a passé sa tête dans le noeud et regarde les autres provoquant un fou rire général. Un parachutiste veut bander les yeux de Ben M’hidi. Celui ci refuse. Le soldat répond qu’il exécute un ordre. Ben M’hidi réplique qu’il est colonel de l’ALN et qu’il sait ce que sont les ordres. Sa demande sera refusée ; Il sera pendu les yeux bandés et se taira jusqu’à la fin. Pour le pendre, les bourreaux vont s’y prendre à deux fois. La première fois, la corde se casse. 

Dans une conférence de presse donnée le 6 mars, le porte-parole du gouvernement général déclare: « Ben M’hidi s’est suicidé dans sa cellule en se pendant à l’aide de lambeaux de sa chemise. » 

Il s’agissait en fait d’une mascarade de visant à dissimuler son assassinat par des tortionnaires dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. 

Le 20 août de la même année, le journal EI-Maudjahid lui rendit hommage en ces termes: «L’ennemi n’a pas bien regardé Ben M’hidi. Il eût compris la vanité de cette torture, l’impossibilité d’ébranler ce révolutionnaire pendant des jours et des nuits. Ben M’hidi fut atrocement torturé, toutes les inventions françaises, toutes les techniques sadiques des tortionnaires lui furent appliquées. Le corps de Ben M’hidi meurtri, cassé et disloqué, s’est écroulé mais nous savons aujourd’hui que sa dignité intacte, son courage et son énergie inébranlables remplirent de honte l’ennemi.»

 

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